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27 septembre 2018

Trop de sécurité nuit gravement à la santé (des directrices et directeurs) !

Trop, c’est trop ! 6 registres sécurité à actualiser, 5 exercices à réaliser, une application usine à cases à renseigner (Sécurisk) : le tout avant les vacances de la Toussaint... C’est mise en péril de la santé au travail des directions d’école surchargées est inacceptable. L’inefficacité et la perte de sens sont également au rendez-vous. Les SNUipp-FSU 06 et 83 demandent un moratoire au recteur, une remise à plat du dossier sécurité (rationalisation des registres, révision du nombre et du calendrier des exercices, simplification des outils numériques).

Avec pas moins de 6 registres sécurité à mettre à jour, 5 exercices à réaliser avant les vacances de Toussaint, un diagnostic de sécurité et une conversion numérique des PPMS à réaliser sur l’appli SECURISK, le mille-feuilles sécurité prend des proportions tellement gargantuesques que l’indigestion guette les directions d’école, soumises à un matraquage en règle des circonscriptions.

Quel sens ?

Quand le pachyderme Education Nationale marche sur la tête, les personnels paient les pots cassés… Les directions sont surchargées de travail administratif, empêchées d’investir le terrain de l’animation pédagogique, d’accorder l’attention nécessaire au suivi de la scolarité des élèves et de construire des relations entretenues avec les familles ? Qu’à cela ne tienne, l’administration requiert une actualisation sans délai des registres, le renseignement de nouveaux documents numériques et la réalisation de pas moins de 5 exercices, le tout avant les vacances de Toussaint…

Cette précipitation inouïe, déclinant dans les écoles des consignes jupitériennes écrites par le recteur 3 jours avant la sortie des classes de juillet 2018, ne peut être qu’improductive… En effet, si on a à cœur de donner du sens aux questions de sécurité, pour faire que les élèves construisent des repères et adoptent des conduites qui les mettent en sécurité, ce n’est sûrement pas en multipliant les consignes dans une période aussi contrainte qu’on obtiendra les meilleurs résultats… C’est à se demander ce qui est le plus important dans ce dossier : l’affichage – illusoire – que tout est en ordre ou l’acquisition véritable par les élèves de procédures de mise en sécurité ? Les difficultés auxquelles sont confrontées les écoles maternelles pour organiser 5 exercices de sécurité en 7 semaines avec un tiers des élèves qui découvrent le fonctionnement de l’école sont-elles anticipées ?

Pour le SNUipp-FSU, les sollicitations de l’administration en matière de sécurité confrontent personnels et élèves à l’impossible. Elles sont par ailleurs contestables à la fois du point de vue de la réglementation et de celui des engagements pris par l’administration en termes de simplification administrative des tâches et missions des directions d’école.

Un nombre surdimensionné d’exercices

5 exercices en à peine deux mois, c’est évidemment beaucoup trop ! Et pas forcément conforme aux préconisations du ministère… Dés 2016, le MEN, après saisie de l’observatoire national de la sécurité, confirmait au SNUipp-FSU que la préconisation nationale est la suivante, à l’échelle de l’année scolaire : au moins deux exercices incendie, un exercice intrusion et éventuellement un 4e exercice PPMS lié à un risque majeur à laquelle une région serait particulièrement exposé (lire ici : 3 ou 4 exercices annuels, ce sera déjà bien suffisant !).

Un diagnostic sécurité amplificateur de tâches

D’abord, les communications des services du rectorat qui continuent de contourner la lettre hebdomadaire de la DSDEN créent des urgences, sources de stress pour les personnels : elles doivent cesser ! Comme trop souvent, l’appli SECURISK qui devait représenter une aide numérique aux directions d’école, permettant une actualisation rapide du PPMS, a accouché d’une usine à cases, inutilement chronophage. Le diagnostic sécurité déborde très largement les compétences de personnels de l’Education Nationale. Les temps nécessaires à la consultation des professionnels de la sécurité ne sont pas identifiés par l’institution, quand les 108h débordent ! De même, la saisie du PPMS en ligne est absolument contraire aux engagements de l’administration nationale et départementale en termes de simplification administrative des tâches. Un questionnaire exagérément long (24 pages), des données connues de l’administration sollicitées à nouveau de manière récurrente (tableur des effectifs, recensement des établissements voisins), des multitudes de plan qui pourraient être fournis par les collectivités territoriales ou les services de l’état, etc. Toutes choses bien étrangères à ce qui occupe les équipes pédagogiques : concevoir des procédures adaptées à la configuration des locaux et surtout qui aient du sens pour les élèves. Le tout, parfois dans le contexte d’un déficit chronique de moyens matériels, beaucoup de collectivités territoriales se faisant encore tirer l’oreille pour équiper convenablement les mallettes de confinement !

Le SNUipp-FSU demande un moratoire

Mettre sous pression les équipes pédagogiques et les directions en cette période de rentrée n’est pas acceptable. Le SNUipp-FSU s’adresse au recteur pour demander un moratoire à la fois sur la mise en œuvre des exercices qui excèdent l’exercice incendie obligatoire en septembre et un exercice intrusion et sur le renseignement de l’appli SECURISK. Un groupe de travail réunissant les élus du personnel et les administrations académique et départementales est nécessaire afin de remettre à plat les questions de sécurité à l’école.

Dans l’attente, le SNUipp-FSU invite les équipes et les directions à ne pas se conformer à des consignes abusives et à accorder la priorité à l’école, aux élèves, aux familles.

« On ne fait les choses bien pas parce qu’on doit obéir mais parce qu’on en comprend le sens » (Philippe Meirieu)

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Le courrier adressé au recteur par les deux sections départementales SNUipp-FSU 06 et 83 :

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courrier-SNU-recteur

 

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