www.snuipp.fr

SNUipp-FSU Alpes-Maritimes

Vous êtes actuellement : La carrière  / Direction d’école 

fontsizeup fontsizedown {id_article} impression s'abonner  à la rubrique {} syndiquer le forum
3 mai 2006

Protocole sur la direction d’école. Motion du Conseil Syndical du SNUipp des Alpes Maritimes du 3 mai 2005

Après une grève administrative de six années, le Ministère vient de faire des propositions concernant les directions d’écoles, qu’il tente de faire accepter à marche forcée...Le simulacre de négociation n’a duré que deux jours.

Pour le SNUipp 06, les solutions proposées ne constituent pas une avancée acceptable au regard de la situation actuelle des collègues dans les écoles et de leurs attentes.

Ce protocole ne correspond pas à nos mandats de congrès.

 1. Les décharges pour les écoles de 4 classes se mettraient en place en utilisant les PE2, en stage filé un jour par semaine dans la classe du directeur. Cette utilisation se ferait au détriment de la formation continue des titulaires, réduite de trois semaines et de la qualité de la formation initiale des PE2.

Le stage en pratique accompagnée est supprimé de l’année de PE2, alors qu’il permet d’effectuer de nombreux apprentissages du métier . Le stage en collège sera reporté à l’année de T1 alors même que l’IA n’est pas en capacité d’organiser la totalité du stage « entrée dans le métier » pourtant obligatoire.

Pour rappel, concernant la formation initiale le SNUipp revendique deux années de formation rémunérées et une année T1 à mi-temps avec un retour sur la pratique.

Le directeur se verrait ainsi imposer une nouvelle tâche, à renouveler chaque année avec la nouvelle promotion de PE2 : participer à leur formation...

Les IA pourraient récupérer des postes de titulaires car il y a plus de PE2 que d’écoles à 4 classes. Les PE2 supplémentaires pourraient décharger les directeurs des écoles de 5 à 9 classes ou servir de moyen de remplacement pour la formation continue. . Et bien sûr, tout ceci à coût zéro. Pour donner du temps de décharge dans toutes les écoles, il faut recruter plus et non supprimer 1500 postes au Concours de Recrutement des Professeurs des Écoles, comme c’est le cas cette année. Enfin, aucun temps de décharge n’est proposé aux écoles de moins de 4 classes pourtant les tâches de direction sont les mêmes pour des écoles à 3 ou 4 classes par exemple. Aucune mesure d’extension du temps de décharge n’est annoncée pour les autres écoles.

 2. Quant au plan de modernisation de l’équipement des écoles, aucun engagement de l’État n’est envisagé. La charge est totalement transférée aux collectivités territoriales, dont on connaît les disparités financières.

 3. Concernant l’aide à la fonction de directeur, le ministère prévoit le recrutement dans toutes les écoles d’un EVS. La précarité de ces emplois n’est pas à démontrer, elle n’est pas compatible avec la nécessité d’emplois pérennes qui sont la garantie d’un bon fonctionnement et d’une bonne organisation des écoles. Après la lutte des deux derniers mois contre le CPE, comment pourrait-on accepter l’arrivée massive dans les écoles de personnels précaires ? Nous rappelons notre exigence de créations d’emplois statutaires et formés de non enseignants (secrétaires, documentalistes, accompagnement d’élèves handicapés...).

 4. Sur la revalorisation financière proposée, peut-on sérieusement considérer comme acceptable une augmentation indemnitaire de 15 euros par mois ? Evidemment cela coûte moins cher que d’accorder une revalorisation indiciaire prise en compte pour le calcul de la pension de retraite comme le revendique le SNUipp.

 5. Le Conseil syndical remarque par ailleurs que rien de nouveau n’est dit dans le protocole sur les responsabilités, les missions, les obligations des directeurs alors qu’apparaît pourtant la nécessité de redéfinir, de clarifier bien des points dans ces domaines-là. La rédaction d’un vade-mecum juridique reposant sur les textes réglementaires existants ne peut constituer une réponse satisfaisante.

Les propositions aboutissent globalement à un alourdissement des charges de direction tant en terme de formation que de gestion des personnels, qu’il s’agisse des PE2 ou des EVS. La précarité et l’économie budgétaire sont au centre du protocole. Les négociations ne peuvent en rester à la seule fonction de direction, mais doivent reposer sur les besoins du fonctionnement de l’École et se traduire par un investissement de l’État en terme de personnels, de formation et de moyens disponibles.

Le Conseil syndical des Alpes Maritimes dénonce le chantage qui est fait par le ministère demandant l’arrêt de la grève administrative en échange de la signature de ce protocole. Celle-ci reste un moyen d’action pertinent face aux aspects négatifs de la politique éducative menée actuellement (lois Fillon, Borloo, Sarkozy...)

Il s’oppose à la signature de ce protocole.

Il mandate son représentant au Conseil national du 9 mai 2006 pour intervenir dans ce sens.

 

50 visiteurs en ce moment

*Top

SNUipp 06 : 34 avenue du Docteur Menard - 06000 NICE

Tel : 04.92.00.02.00

Fax : 04.93.35.75.52

Email : Ecrire au SNUipp 06

site : http://06.snuipp.fr


©Copyright 2006 - SNUipp-FSU Alpes-Maritimes, tous droits réservés.