www.snuipp.fr

SNUipp-FSU Alpes-Maritimes

Vous êtes actuellement : Dossiers  / Remplacement 

fontsizeup fontsizedown {id_article} impression s'abonner  à la rubrique {} syndiquer le forum
17 février 2015

ABSENCES NON REMPLACEES : A NICE 6, C’EST LA DOUBLE PEINE !

A Nice 6 comme ailleurs, ce sont pas les collègues absents qui sont responsables du non remplacement. Les droits des salariés à absence et congé ne doivent pas être amputés parce que l’administration est dans l’incapacité de pourvoir au remplacement. Plus que jamais, le SNUipp-FSU réclame d’autres moyens pour l’école, les enseignants et les élèves et dénonce le caporalisme qui, sans jamais rien solutionner, nuit à la sérénité et à la confiance dont les personnels ont besoin pour travailler.

Les écoles et les collègues du département souffrent au quotidien d’absences non remplacées qui pénalisent les élèves et désorganisent les écoles. Le manque d’enseignants dans les AM résulte bien, comme l’avait dénoncé le SNUipp-FSU au printemps dernier, de mauvais calibrages des entrées et sorties dans le département en amont de la rentrée 2015, d’un recrutement insuffisant sur la liste complémentaire. A cela s’ajoutent des mesures budgétaires nationales insuffisantes pour abonder le nombre de titulaires mobiles dans le département, comme l’illustre la dotation de 27 postes très en-deçà des besoins réels. La dénonciation de cette situation qui incombe aux plus hautes autorités de l’Education Nationale et du pays était au cœur des mots d’ordre de grèves lancés par le SNUipp et la FSU le 20 novembre 2014 et le 03 février 2015.

Sans surprise, l’IEN de Nice 6 ne partage pas notre analyse syndicale…

La cause des absences non remplacées selon lui ? En premier lieu, les absences des collègues… qu’il invite donc à ne plus être absents, en particulier en incitant les conjoints des collègues à mieux partager les absences pour gardes d’enfants malades.

Autres pistes pour empêcher les absences ? Inciter les directeurs à éventuellement produire des avis défavorables sur les autorisations d’absence formulées par les adjoint-e-s. Refuser des congés de droit « au vu de motifs parfois légers ».

Comment mieux gérer les absences ? Empêcher l’intervention des parents d’élèves qui réclament légitimement que l’administration assure la continuité du service public.

Comment ne pas faire de vagues et taire l’incapacité de l’administration à solutionner les absences non remplacées ? Attribuer la double casquette adjoint et titulaire mobile à tout collègue valide exerçant dans le même cycle que l’absent-e, ainsi chargé de dispenser son enseignement aux élèves de sa classe et à ceux accueillis en surnombre. Nul doute qu’avec cette formule du « moins de maîtres que de classes », les résultats des élèves devraient crever les plafonds PISA !

Serrer les élèves dans une classe comme des sardines en boîte « au détriment parfois du climat de classe » (sic) est par ailleurs érigé au rang de bonne « éthique professionnelle » et « sens du service public d’éducation »…

Et surtout avec un doigt sur la couture du pantalon et un autre sur la bouche car la note de l’IEN est évidemment « confidentielle », comme le rappelle un avertissement post-signature à des collègues présumés déloyaux, indics des organisations syndicales…

Le SNUipp-FSU dénonce en tous points cette note de l’IEN de Nice 6.

Les absences des collègues ne peuvent être considérées comme suspectes ou illégitimes, dès lors qu’elles sont en conformité avec les droits établis par la circulaire départementale.

Il appartient aux collègues seul-e-s de gérer l’absence des conjoints pour les gardes d’enfants malades, dans la limite de l’application du nombre de jours autorisés, en fonction des droits accordés selon l’employeur.

Par définition, les absences de droit ne peuvent être refusées, sûrement pas en fonction d’un jugement de valeur subjectif sur leurs présumés « motifs légers ». Le SNUipp-FSU interviendra pour faire réviser tous les cas éventuels d’arbitrages abusifs.

Les directeurs d’école n’étant pas en position hiérarchique, ils n’ont pas à se positionner sur la légitimité de l’absence. Les conditions d’accueil des élèves dépendent de l’obligation de continuité de service public qui incombe à l’Education Nationale et non pas à l’agent qui fait valoir son droit à absence. Le SNUipp-FSU appelle tous les collègues directeurs/trices à maintenir l’usage en cours en émettant seulement des avis favorables.

Le SNUipp-FSU considère que les réclamations des parents d’élèves formulées auprès des services de l’EN pour obtenir le remplacement de l’enseignant-e absent-e sont légitimes. Le SNUipp-FSU invite les écoles confrontées à des absences non remplacées longues, répétées ou simultanées à diffuser les coordonnées de la DSDEN et du Rectorat aux parents d’élèves pour empêcher que la gestion du non remplacement se fasse dans le confort, à l’abri des récriminations des parents tandis que les conditions de fonctionnement des écoles se dégradent et les relations aux familles se tendent.

Les collègues adjoint-e-s, dont la bonne volonté à accueillir les élèves de collègues absents n’a pas attendu les louanges du chef pour s’exercer au quotidien, n’ont cependant pas vocation à assumer les manquements de l’administration. Dans des conditions d’exercice toujours plus dégradées et à un niveau salarial qui n’a de cesse de reculer, les professeur-e-s des écoles n’ont pas à cumuler les tâches pour lesquelles ils/elles ne sont pas missionnées, au détriment de leurs droits élémentaires de salarié et de l’intérêt même des élèves. Le SNUipp-FSU renouvelle donc sa consigne d’inciter les élèves à rester chez eux après 48 h d’absence non remplacée de leur enseignant-e.

Le SNUipp-FSU rappelle enfin avec force que tout collègue est fondé d’informer les élu-e-s du personnel concernant tout aspect de la gestion des circonscriptions par le supérieur hiérarchique, en particulier pour toute question relative à l’exercice des droits des salariés. Cette remontée d’informations ne peut être considérée comme une manifestation de « déloyauté » envers l’institution ; elle est au contraire l’expression d’un droit à exercer pleinement sa citoyenneté en tant que fonctionnaire d’Etat dans un pays démocratique (lire ici).

Le SNUipp-FSU saisit l’IA-DASEN sur cette problématique d’ensemble, à l’occasion d’une audience programmée mercredi 18 février.

 

47 visiteurs en ce moment

*Top

SNUipp 06 : 34 avenue du Docteur Menard - 06000 NICE

Tel : 04.92.00.02.00

Fax : 04.93.35.75.52

Email : Ecrire au SNUipp 06

site : http://06.snuipp.fr


©Copyright 2006 - SNUipp-FSU Alpes-Maritimes, tous droits réservés.