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20 janvier 2004

CYCLE 3

Les horaires sont modifiés. Des fourchettes sont proposées laissant, comme au cycle 2, une grande souplesse d’organisation.

Le français et l’éducation civique n’ont plus de référence horaire. Ces domaines sont considérés comme transversaux aux autres disciplines.

a) Français devient " Observation réfléchie de la langue française "

Comme pour le cycle 2, il n’est plus question de découpage entre vocabulaire, grammaire, conjugaison et orthographe mais à partir de la place du verbe et du nom dans la phrase et dans le texte que l’on parle de vocabulaire, grammaire ...

VERBE (grammaire, conjugaison, orthographe)

Ainsi par exemple, la conjugaison est, au cycle 3, centrée sur l’observation des variations qui affectent les verbes plutôt que sur leur mémorisation ".

NOM (grammaire, orthographe)

" Le repérage des chaînes d’accord dans le groupe nominal est une condition essentielle de la maîtrise de l’orthographe grammaticale ".

Importance de la pratique et de l’observation (lecture et expression écrite) pour comprendre la grammaire.

Ex : repérage des mots de liaison dans un texte lu et choix pertinent de ces mots dans un texte en cours d’écriture.

Un chapitre sur le vocabulaire et l’orthographe lexicale " c’est dans les divers enseignements et, en particulier lors des lectures que les élèves augmentent leur vocabulaire. C’est en écrivant qu’ils fixent l’orthographe ".

Conjugaison : suppression passé simple à la 3è personne. Impératif présent -> collège.

Présentation moins technique, plus axée sur la pratique, la compréhension, l’utilisation des outils de la langue française.

On retrouve quasiment tous les grands objectifs des anciens programmes.

b) Littérature (nouveau)

" Donner à chaque élève un riche répertoire de références appropriées à son âge et puisées tant dans le patrimoine littéraire que dans la bibliographie toujours renouvelée de la littérature de jeunesse ".

Permet de constituer " une culture commune ".

Ces actions pourront s’appuyer sur une bibliographie " publiée et régulièrement mise à jour pour les soins du ministère ".

" Chaque année, 2 ouvrages " classiques " doivent être lus et au moins huit ouvrages appartenant à la bibliographie de littérature de jeunesse contemporaine ".

c) Mathématiques

Le centre de toute activité est la résolution de problèmes. Relativisation sur les " techniques opératoires ", " dont on attend seulement qu’elles permettent de renforcer la compréhension des opérations ".

Pas de suppression de contenus ; des allègements :

- en ce qui concerne les unités usuelles des ares, on ne parle plus du km2.

- abandon de la division " poussée après la virgule ".

Document d’application dense :

* des situations possibles, * des commentaires.

d) Apprentissage d’une langue étrangère ou régionale (nouveau)

" Cet apprentissage est la première étape d’un parcours linguistique qui, au terme de la scolarité obligatoire, aura permis à chaque élève d’acquérir au moins deux langues vivantes en plus de sa langue maternelle ".

Dimension internationale grâce :

- locuteurs natifs dans les classes

- contacts avec des écoles à l’étranger

- ressources de la messagerie électronique

- documents audiovisuels

A la fin du cycle 3, les élèves devront avoir acquis le niveau A de l’échelle de niveaux du cadre européen commun de référence pour les langues.

e) Histoire

Parti pris pour la chronologie. " Le respect du déroulement chronologique, jalonné par des dates significatives, y est donc essentiel ".

Des insistances sur la méthode :

- Importance des " traces " en histoire : utilisation et nature des différents documents possibles.

- Importance de la parole, du vocabulaire et de " la rigueur du raisonnement " qui amènent à des instructions directives ". Chaque séance se termine par l’écriture d’abord collective puis progressivement plus individuelle d’un résumé. Ces résumés sont rassemblés dans un cahier unique (conservé pendant toute la durée du cycle) qui facilite le lien avec le professeur d’histoire et géographie du collège ".

Nouveau découpage des périodes historiques

Le programme est découpé en six périodes et 26 points forts.

6 périodes : la Préhistoire - l’Antiquité - le Moyen Age - du début des temps modernes à la fin de l’époque napoléonienne - XIXè siècle - le XXè siècle et le monde actuel.

Affirmation de compétences spécifiques qui devront être acquises en fin de cycle :

ex : classer des documents selon leur nature, leur date et leur origine.

Ou encore : mettre en relation des événements de l’histoire française avec des événements de l’histoire européenne et mondiale.

Ou encore : " Avoir compris et retenu " une trentaine d’événements situés par les dates définies dans le programme.

Le document d’application devait préciser " les dates importantes, les personnages et les groupes significatifs, le vocabulaire de base, les sources et documents utilisables, en distinguant ce qui est indispensable et ce qui est laissé à l’appréciation du maître ".

f) Géographie

Pas grand changement de contenus mais une réorganisation des apprentissages et une précision des objectifs.

" Sans bouleverser l’économie générale du programme précédent, le programme actuel est centré sur la mise en relation de la lecture des paysages et de l’étude des cartes ".

Insistance sur les outils : lecture de l’image paysagère (sortie sur terrain, étude photographique, tableau, ...)

- la carte

- usage de la description, de l’analyse et la synthèse

- vocabulaire

- lien avec les autres enseignements

Comme en histoire, rédaction d’un résumé et utilisation d’un cahier unique.

Deux grandes parties dans le programme (plus précis dans les objectifs à poursuivre) :

- une partie sur les espaces : espaces du monde, espaces européens, espaces français ;

- une partie plus " économique " sur " la France à l’heure de la mondialisation " où on aborde par ex les modes de consommation, l’opposition nord-sud ...

Définition de compétences à acquérir :

ex : réaliser un croquis spatial simple. Situer les positions et les fonctions relatives des principales villes françaises.

" Avoir compris et retenu " par ex le vocabulaire géographique de base ou encore les Etats qui participent à l’Union Européenne.

g) Education civique

Certainement plus ambitieux car veut s’appuyer sur des savoirs divers puisés dans d’autres disciplines et sur le comportement.

Parfois " idéaliste ".

Les programmes de 1995 stipulaient " l’éducation civique n’est pas une discipline à enseigner en tant que telle, isolément, mais ses principes fondamentaux, appréhendés à partir de l’analyse de faits de la vie quotidienne, doivent imprégner toutes les activités de l’école ".

Les projets actuels confirment cette orientation " L’éducation civique n’est pas, en priorité, l’acquisition d’un savoir mais l’apprentissage pratique d’un comportement. Ce domaine n’est donc pas lié à un enseignement, mais à tous ".

- > une heure par quinzaine pour l’organisation des débats.

La démarche reste la même : on part de la vie de l’école pour aller vers la société (citoyen dans sa commune, citoyen en France) puis on élargit à l’Europe, la francophonie et l’ouverture au monde.

Toutes les disciplines sont référées pour aborder ces questions donc accentuation de l’aspect non disciplinaire de l’éducation civique -> bien.

Là aussi définition de compétences à acquérir :

ex : prendre part à l’élaboration collective des règles de vie de la classe et de l’école. Refuser tout recours à la violence dans la vie quotidienne de l’école.

" Avoir compris et retenu ".

" Le rôle de l’idéal démocratique dans notre société " ( !)

h) Sciences et Technologies devient Sciences expérimentales et Technologie

Références : au plan de rénovation de l’enseignement des sciences et de la technologie à l’école (BO n°23 du 15 juin 2000) ; au B2i (encart dans le BO n°42 du 23.11.2000)

Objectif : " vise la construction d’un premier niveau de représentation objective de la matière et du vivant par l’observation puis l’analyse raisonnée de phénomènes qui suscitent la curiosité dans des sociétés où les objets techniques jouent un rôle majeur ".

Le texte propose une démarche articulant questionnement et démarche d’investigation ; préconise le travail en petits groupes et l’activité des élèves plutôt que le cours magistral.

Il souligne également là aussi l’importance de la maîtrise du langage.

Le programme est étendu à de nouveaux chapitres :

l’éducation à l’environnement

Il est affirmé qu’elle est " transdisciplinaire " notamment avec l’éducation civique.

Elle développe " une prise de conscience de la complexité de l’environnement et de l’action exercée par les hommes ".

Le document d’application développe davantage ce qui est attendu à travers cet enseignement mais mériterait certainement encore d’être plus approfondi sur la fragilité de l’écosystème et sur l’action de l’homme sur son milieu.

- l’informatique est remplacée par " les technologies de l’information et de la communication dans les sciences expérimentales et de la technologie ". C’est une reprise des anciens programmes mais avec les objectifs du B2i en plus.

- objets et réalisations technologiques est remplacé par " le monde construit par l’homme ". Les objectifs sont sensiblement les mêmes mais sans le chapitre sur les " objets et produits ".

- la matière et l’énergie est divisée en 2 parties avec un développement plus important sur l’énergie (sources d’énergie, consommation et économie d’énergie, chauffage solaire).

Chacun des chapitres est repris dans les documents d’application en précisant les compétences spécifiques qui sont donc à acquérir et assortis de commentaires (recommandations, exemples...).

i) Education physique et sportive

Les objectifs sont plus détaillés dans ces projets, et certainement plus ambitieux, que ceux de 1995. Ils abordent la relation à " l’accès au patrimoine culturel que représentent les diverses activités physiques, sportives et artistiques, pratiques sociales de référence " ; l’importance de l’EPS dans " la transformation de soi et (...) le développement de la personne " et intègrent la dimension citoyenne.

Ils font également le lien avec les actions menées depuis la petite enfance.

Ces programmes s’articulent autour de deux sortes de compétences qui remplacent le chapitre " les activités " des anciens programmes.

1) Les compétences spécifiques (ou disciplinaires) où quatre compétences spécifiques sont identifiées :

- réaliser une performance mesurée

- se déplacer dans différents types d’environnement

- conduire un affrontement individuel et/ou collectif

- concevoir et réaliser des actions à visée artistique, esthétique et/ou expressive.

Chacune des compétences " est traitée au travers d’une ou plusieurs activités.

2) Les compétences transversales qui ne sont pas indépendantes des activités mais " impliquent l’acquisition d’attitudes, de méthodes, de démarches favorables aux apprentissages ".

Là aussi quatre groupes :

- s’engager ludicement dans l’action

- construire de façon de plus en plus autonome un projet d’action

- mesurer et apprécier les effets de l’activité

- se confronter à l’application et à la construction de règles de vie et de fonctionnement collectif.

Des compétences de fin de cycle définies reprennent les 2 chapitres cités, les documents d’application apportent davantage de précision. Ils développent les activités possibles à mener et les compétences attendues, font le point sur l’aspect culturel et citoyen mais aussi sur le " parler, lire et écrire en éducation physique ".

j) Education artistique

Dans les programmes de 1995, deux grands chapitres :

- éducation musicale

- arts plastiques

Dans les projets actuels :

- arts visuels : ouverture des arts plastiques au cinéma, à la vidéo, au design, à l’architecture et au paysage.

La démarche didactique devant articuler pratique et rencontre avec des oeuvres et des artistes. Davantage de développement sur l’éducation au regard, sur la connaissance des oeuvres.

- éducation musicale : priorité au chant.

Les projets de programmes abordent ici la question de la formation, des activités " intégrées " à d’autres enseignements (théâtre, littérature, danse, EPS) et la réalisation de " projets " avec notamment la question des classes " PAC ".

Se pose ici la question de l’ouverture de l’école à d’autres lieux culturels " mieux adaptés ". Cette ouverture est de la responsabilité des enseignants sans exclure quelconque partenariat.

k) Domaines transversaux

Les compétences transversales des projets de programmes présentés n’ont rien de commun avec le chapître traitant des compétences transversales dans ceux de 1995. Il s’agissait essentiellement de compétences d’ordre comportementales (personnalité, vie sociale, repères dans le temps et l’espace, méthodes de travail). Ici, il s’agit de savoir que le langage peut être traité à travers différentes disciplines.

A partir des préoccupations sur la maîtrise du langage où il est affirmé " qu’il n’y a pas d’horaire spécifique consacré à la maîtrise du langage au cycle 3. C’est dans tous les domaines que sont définis des objectifs précis pour l’amélioration des compétences d’oral et d’écrit des élèves ".

Sont donc définies des " compétences transversales devant être acquises en fin de cycle " à travers différentes situations (de dialogue, de travail de groupe, d’exercice...).

Des compétences pour chaque discipline ou domaine d’activité sont donc définies pour l’acquisition du parler, lire et écrire.

 

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