www.snuipp.fr

SNUipp-FSU Alpes-Maritimes

Vous êtes actuellement : Début de carrière 

fontsizeup fontsizedown {id_article} impression s'abonner  à la rubrique {} syndiquer le forum
10 février 2011

Le Conseil de Formation Continue s’est réuni mardi 1er Février 2011 à l’IA

Une réunion dense où le SNUipp s’est exprimé très largement sur l’ensemble des points

Déclaration préalable du SNUipp-FSU

"Je pense qu’il faut que nous remettions sur le chantier des éléments de formation".

Les propos de Nicolas Sarkozy , le 19 janvier, confirment, s’il en était besoin, que le débat sur la formation des enseignants et la remise à plat de ce dossier est indispensable. Le SNUipp et la FSU se sont pleinement inscrits dans toutes les actions et initiatives menées l’an dernier pour dénoncer des réformes irréfléchies tout en portant des propositions constructives et ambitieuses sur le dossier de la formation des enseignants.

Nous avons aussi rendu public, dans ce cadre, le bilan d’un premier trimestre aux conséquences très négatives tant pour, les étudiants, les nouveaux fonctionnaires stagiaires, les tuteurs et les formateurs de toutes catégories, que pour la qualité du service public d’éducation. Nous reviendrons bien sûr aussi sur la double conséquence, pour nous, de l’abandon de la formation initiale et de l’accompagnement à l’entrée dans le métier.

Nous tenons à rappeler qu’enseigner est un métier qui s’apprend et qu’un haut niveau d’étude ne pourra jamais remplacer une réelle formation professionnelle.

Par ces réformes imposées, la formation est bouleversée sans que cela se traduise par une quelconque amélioration, ni des conditions de travail et d’étude, ni de la qualité de la formation dans ses différentes composantes.

Après deux ans d’acharnement contre les IUFM et toute idée de formation pédagogique, le ministère, puis le président, affirment que la formation professionnelle est nécessaire. Il était temps. Cette annonce sonne comme un véritable désaveu de sa propre politique !

Il reconnaît que la suppression de la formation professionnelle et l’affectation des professeurs stagiaires devant élèves sans véritable formation sont calamiteuses.

Reste bien sûr maintenant à concrétiser ces propos par le biais de propositions concrètes et ambitieuses qui réhabiliterait la formation des maîtres dans toutes ses dimensions. Il ne suffira pas « d’améliorer le système » selon l’expression du Président, il sera essentiel de repenser en profondeur ce que doivent être les masters comme l’entrée dans le métier, pour mettre en place une véritable formation professionnelle au sein des IUFM. Cela passe, en premier lieu, par l’abandon de la réforme actuelle.

Pour autant l’appauvrissement confirmé encore cette année quant à l’offre de formation continue en terme de stages proposés mais aussi de départs effectifs ne peut que nous alerter à nouveau.

Ce constat objectif illustre à la fois le manque d’ambition de l’État pour son service public d’éducation et l’isolement grandissant auquel nos collègues doivent faire face dans leur classe : « ambitions » pour la FC, limitées et calées sur la politique actuelle rétrograde, en décalage avec les demandes et besoins dans les écoles, les engagements quotidiens des collègues dans les écoles. Le nombre de candidatures au PAF est lui aussi en nette diminution.

Pour autant aussi, nous restons vigilants car inquiets, également, des décisions éventuelles de carte scolaire qui toucheraient les postes de maîtres formateurs et des répercussions sur l’organisation du travail et des missions de ces collègues ainsi que des conseillers pédagogiques.

Il en va de même à propos du droit individuel à la formation (DIF), à l’ordre du jour de ce Conseil de formation, dont la mise en place à cette rentrée a été lancée en 2010. Si ce dispositif peut être mobilisé sur le temps de travail, dans le cadre du plan de formation continue, il peut aussi s’exercer pour des formations qui se dérouleront durant les congés scolaires, en donnant lieu alors, au versement d’une allocation correspondant à 50% du traitement horaire.

Pour le SNUipp, le DIF, aussi intéressant soit-il en matière de développement de la formation tout au long de la vie, ne doit pourtant ni se substituer à la formation continue des enseignants, ni être imposé sur les périodes de congés. Et au regard des crédits prévus pour la formation dans le projet de budget 2011, on peut nourrir de légitimes inquiétudes.

Les modalités d’entretiens de carrière 2 et 20 ans, nous ont été présentées lors de cette réunion (expérimentation sur les circos de Cannes et Nice1). Rappelons que cette expérimentation n’a fait l’objet d’aucune concertation avec les organisations représentatives des personnels. Ces entretiens concernent la partie « mobilité des enseignants ». La mise en oeuvre serait amenée à se généraliser d’ici fin juin 2011 et concernerait donc l’ensemble des T2 et T20.

Ces entretiens sont conduits par « l’IEN de la circonscription ou le cas échéant, un conseiller pédagogique, voire le directeur d’école ». Dans l’immédiat, le SNUipp a communiqué deux principes au ministère. De fait, ce sont deux consignes que nous pouvons relayer auprès des collègues :
- Les enseignants ne peuvent être contraints à se rendre à ces entretiens. Ce doit être sur la base du volontariat ;
- Les CPC et les directeurs d’écoles n’ont pas à mener à ces entretiens.

Quand on connaît aussi les "non" passerelles et les "non" débouchés qui prédominent dans le métier...et la volonté du Ministère de poursuivre sa saignée dans la Fonction Publique, on peut être inquiets...

Plusieurs points à l’ordre du jour, notamment.

a) Bilan d’étape PAF 2010-2011

Le nombre d’inscriptions sur les 18 stages à candidatures individuelles s’élève cette année à 1108. Une baisse qui se confirme encore cette année.

Une problématique liée certainement très directement à l’offre de formation proposée aux collègues dans les écoles : les priorités ministérielles reprises à forte amplitude dans le Paf qui restent encore et toujours éloignées des attentes des collègues ; un manque de diversification et un déséquilibre entre cycles (au détriment du cycle 1).

Les stages à public désigné sont encore trop fortement représentés. Ceux-ci limitent d’autant l’offre et les possibilités de départ des collègues qui postulent dans le cadre des candidatures individuelles. A noter aussi des barèmes cette année relativement élevés pour partir en stage.

La chute aussi concernant le nombre global de départs en stages : 113 départs possibles

Le SNUipp est intervenu à nouveau pour dénoncer la non organisation des stages en responsabilité pour l’ensemble des étudiants M2 comme cela est dûment prévu dans les maquettes du Master enseignement .Quid de l’équité entre tous les étudiants en M2 ? Quid de l’avenir déjà bien incertain de ces étudiants si l’on regarde les places au concours ! Rappelons que ces stages en responsabilité sont rémunérés...L’IA nous a clairement indiqué qu’il s’agissait de décisions purement budgétaires, le Recteur visiblement ne semble pas enclin à rémunérer tous les étudiants qui pourtant se sont engagés dans un cursus précis, sur des maquettes précises. Restrictions budgétaires encore et toujours !

Il est donc prévu des stages en pratique accompagnée, non rémunérés, pour les M2 non admissibles.

50 M2 et DU admissibles : stage en responsabilité du 7 au 18 février 11

85 M2 non admissibles : stage de PA chez des MAT du 7 au 18 février 11

Des MAT ont été recrutés, via les Ien, sans connaître réellement, en amont, les objectifs du stage et le rôle qu’ils auront à jouer. Certains Mat qui s’étaient manifestés se sont d’ailleurs, par la suite, rétractés.

A ce jour, 26 stages (sur 66) ont été réalisés ; 19 sont à réaliser (en fonction aussi des possibilités de remplacement) ; 2 annulés faute de candidatures.

b) A l’ordre du jour également, la situation des PE stagiaires.

Le SNUipp a rappelé son exigence d’une entrée progressive dans le métier avec au minimum 2/3 de formation dans l’année de fonctionnaire stagiaire Le Rapport du Ministère, publié dernièrement, et concernant le bilan de début d’année des PES dans le1er et le Snd degré, laisse pantois… Il s’apparente à un satisfacit global.

Très loin de ce que relève le SNUipp qui a réalisé lui aussi une enquête auprès de 1 000 PES. Les premières semaines de travail des professeurs des écoles stagiaires auront été aussi difficiles que les nouvelles dispositions le laissaient craindre.

Une enquête locale a aussi été initiée auprès des PES des AM : conditions d’entrée dans le métier des nouveaux enseignants stagiaires ont été particulièrement difficiles : pressions subies nombreuses, travail dans l’urgence, impossibilité de prendre de recul pour analyser, réfléchir et améliorer leurs pratiques, surcharge de travail, absence d’échanges collectifs dans le travail... Tout cela engendre énormément de stress, avec le risque de répercussions sur les élèves.

Sans formation solide, les professeurs d’école stagiaires estiment que leur charge de travail est très lourde et déplorent les situations de bricolage parasitant une formation déjà “sur le fil”. Affectations de dernière minute (classes multi-niveaux, brigades de remplacement...) suivi parfois insuffisant par les formateurs, calendriers de formation, validations...beaucoup de flou et d’à peu près pour une formation pourtant essentielle pour exercer ce métier complexe.

Le SNUipp a fait également état des répercussions sur l’organisation du travail et des missions des Maîtres formateurs et CPC.

Dans les AM, le volume de formation est limité à 48 jours et de fait certaines disciplines ont été « favorisées » même si le volume reste limité (26 h en Français, 16 en Maths, 12 en EPS…) ; Absence de formation en LV et TICE. Les PES ont fait état d’une demande de formation « concrète », au plus près de leur classe ce qui accrédite l’idée d’un manque de recul qui ne permet pas à ces collègues d’apprécier « sereinement » la formation plus théorique.

Le SNUipp a fait part de ses inquiétudes quant à l’organisation l’an prochain d’une formation continuée (T1/T2) pour les débuts de carrière. L’IA, tout en se voulant rassurant, a précisé qu’il fallait réfléchir à une nouvelle organisation…sans vraiment en préciser la teneur.

Tous les PES en expriment pourtant fortement le besoin. Vigilance et à suivre lors du prochain Conseil de formation prévu en avril 2011.

c) Les Perspectives du PAF 2011-2012 ont été abordées.

Elles tiennent en une demi-page.

Les priorités ministérielles

0. 1er apprentissages en maternelle

1. Maîtrise de la langue, lecture et prévention de l’illettrisme

2. Aide et soutien à la réussite des élèves grâce à la nouvelle organisation de l’école et aux nouveaux dispositifs

3. Evaluation des compétences du S3C à l’école primaire

4. Développement de la pratique des LVE

5. Utilisation du numérique à l’école primaire : évolution des pratiques

6. Enseignement des mathématiques et sciences

7. Scolarisation des élèves handicapés et parcours scolaires

8. Education artistique et culturelle et enseignement de l’histoire des arts

9. Accueil, accompagnement et formation des nouveaux enseignants

Projet Académiques / Axes du 06

1) 20% Mise en œuvre du socle commun (Langue, Education scientifique, Maths)

2) 20% Exploitation des résultats des élèves (évaluations, dispositifs d’aide, aide personnalisée) Education prioritaire

Elèves à besoins éducatifs particuliers

Prévention de l’illettrisme (langage à la maternelle, FLG)

Liaison école/collège

3) 20% Education civique (devenir élève, prévention de la violence)

4) 10% Education artistique, LVE

5) 30% Entrée dans le métier, Engagement collectif

Le SNUipp a rappelé que les axes, notamment 1, devaient contenir une palette éclectique d’offres de formation, comprenant Eps, Histoire-géo, C2i…et qu’il était nécessaire de proposer des stages différents et porteurs de sens pour les collègues, qui dépasseraient les « commandes » ministérielles bien éloignées des besoins dans les écoles.

Un prochain Conseil de formation doit se réunir en avril pour discuter du futur Paf qui doit être finalisé pour le 25 mai.

 

33 visiteurs en ce moment

*Top

SNUipp 06 : 34 avenue du Docteur Menard - 06000 NICE

Tel : 04.92.00.02.00

Fax : 04.93.35.75.52

Email : Ecrire au SNUipp 06

site : http://06.snuipp.fr


©Copyright 2006 - SNUipp-FSU Alpes-Maritimes, tous droits réservés.