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21 janvier 2004

CYCLE 2

Les horaires hebdomadaires sont fixés à titre indicatif laissant place à une souplesse importante notamment au niveau de la programmation pédagogique annuelle.

"Le cycle des apprentissages fondamentaux commence à l’école maternelle et, à ce niveau, lui emprunte sa pédagogie". La référence à l’école maternelle que ce soit en terme de nécessaire continuité comme en terme de pratiques est faite dans tous les domaines. On invite les enseignants à considérer que l’élève arrive avec des savoirs et qu’il faut s’appuyer dessus pour construire d’autres apprentissages.

Le cycle 2 est encore le lieu des domaines d’activités, les disciplines ne prendront corps qu’au cycle 3.

La transversalité est un thème majeur (qui suscitera certanement des commentaires).

L’apprentissage "réussi" de la lecture et de l’écriture reste l’enjeu majeur du cycle 2.

a) Le français devient "maîtrise du langage"

Comme pour tous les domaines, les textes s’inscrivent dans la suite des apprentissages et des pratiques de l’école maternelle.

Le rôle du maître est plus souvent invoqué et précisé.

Il est fait référence dans tous les domaines à l’aspect transversal des apprentissages notamment en ce qui concerne la maîtrise du langage.

1. Pratique orale de la langue devient maîtrise du langage oral

Priorité à l’oral.

Tout comme à l’école maternelle, l’élève doit apprendre aussi par le plaisir et le jeu.

La pratique orale est davantage développée qu’en 1995. L’accent est mis sur la nécessaire différence à faire entre la participation de chaque élève et la "structuration et le développement du langage de chacun".

Pour améliorer cette maîtrise du langage oral plusieurs pistes sont proposées :

- la demi-heure de débats prévue dans le chapitre "vivre ensemble"

- la communication entre le maître et l’élève ce qui est nouveau

- l’utilisation d’albums ou d’histoires illustrées pour reformuler un texte (compréhension), faciliter le dialogue sur les difficultés rencontrées par l’élève. Importance dans ce cadre des textes dits à haute voix par l’enseignant.

- suggestion d’utiliser tous types de documents : film, livre, multimedia...un sous-chapitre est même consacré à la lecture de l’images.

Un sous-chapitre est également réservé au vocabulaire : tous les moments de pratique orale doivent être l’occasion de découvrir de nouveaux mots.

La mémorisation de textes est présentée en référence à la pratique utilisée à l’école maternelle et est un apprentissage plutôt collecti qu’ndividuel.

2. Le chapitre intitulé lecture en 1995 reste nommé lecture

Il est l’objet d’un très long développement notamment sur ce que apprendre à lire signifie. Il est affirmé que "lire c’est identifier des mots écrits" et comprendre la signification dans le contexte verbal et non verbal (ce qui renvoit essentiellement à la maîtrise de l’oral).

Forte incitation à utiliser le manuel scolaire et la littérature de jeunesse.

- un sous-chapitre est consacré au principe du codage alphabétique des mots

- il est proposé de travailler selon deux axes :

- segmentation du texte en mots (identifier les mots qui composent un texte)

- segmentation des mots en syllabes et phonèmes (analyse des unités sonores)

- le texte précise la méthode d’identification des mots

des exemples sont donnés en ce qui concerne le déchiffrage des mots.

La lecture doit être le support de la découverte de l’orthographe, de la grammaire, de la conjugaison et donc du vocabulaire.

Comme en 1995, le choix d’une méthode de lecture est laissé à l’appréciation des enseignants. Une nuance est apportée à la méthode globale pour laquelle il est précisé :"la plupart des spécialistes considèrent aujourd’hui que ce choix comporte plus d’inconvénients que davantages."

Un sous-chapitre est réservé à la compréhension de textes (qu’il s’agisse de textes littéraires ou documentaires).

3. La production d’écrits de 1995 devient Ecrire des textes

L’objectif est de conduire "les élèves à se doter, avant même la fin du cycle, de la capacité de produire de manière autonome un texte court mais structuré, qu’il s’agisse d’un texte narratif ou d’un texte explicatif."

Il est indiqué qu’il est de la responsabilité de l’école maternelle d’assurer la maîtrise de l’espace graphique.

Le choix est laissé aux enseignants quant à la question des majuscules cursives.

L’utilisation du clavier de l’ordinateur et des différentes polices pour identifier une lettre est suggéré.

En ce qui concerne l’orthgraphe, il est bien indiqué de faire la différence entre copier sans faute un mot et écrire un mot sans aide ce qui implique que l’élève doit être amené à prendre conscience de ce qu’il ne sait pas (l’ider à réfléchir à la manière dont on peut orthographier un mot).

Pour l’acquisition de l’orthographe grammaticale, il faut privilégier la sollicitation de l’attention et de l’observation plutôt que la mémorisation de règles.

Vocabulaire, orthographe, grammaire ne sont plus des domaines d’activités spécifiques mais sont intégrés dans les domaines de la maîtrise du langage.

Un sous-chapitre consacré à la "mobilisation des connaissances et organisation des textes".

"Les 2 registres susceptibles d’être travaillés au cycle 2 (texte narratif et texte explicatif) renvoient à 3 genres familiers des élèves : le compte rendu d’un événement vécu, le récit littéraire et le documentaire."

A la fin du cycle 2, chaque enfant doit pouvoir écrire un texte d’une dizaine de lignes.

b) Mathématiques

"Le cycle 2 marque l’entrée véritable des élèves dans le domaine des nombres. La compréhension de leur écriture chiffrée (numération) et le calcul mental sous toutes ses formes (résultats mémorisés, calcul réfléchi) en constituent ses objectifs prioritaires."

Il est clairememnt question maintenant de travailler à l’élaboration progressive d’un langage mathématique.

L’accent est aussi mis sur l’importance à placer les élèves dans une démarche de recherche aussi bien en travaux collectifs qu’individuels et que l’élève soit en capacitéd’identifeir ses erreurs.

Les deux chapitres de 1995 intitulés nombres et calcul sont partagés en trois chapitres : exploitation de données numériques, connaissance des nombres entiers naturels, calcul.

La numération et le calcul mental sont donc des objectifs prioritaires.

L’appropriation du sens des nombres et des opérations passe par la résolution de problème.

Le calcul posé se limite à la technique oopératoire de l’addition

Quelques changements : nmbre jusqu’à 1000 ; connaissance des tables de multiplication par 2, 5 et 10

La géométrie devient Espace et géométrie

Il s’agit d’abord d’appréhender la géométrie de "façon perceptive" puis ensuite d’utiliser les instruments pour vérifier les hypothèses émises.

Ce qui est nouveau c’est la nécessitéé de faire la relation entre alignement, angle droit, axe de symétrie et égalité de longueur (avant il s’agissait seulement de "l’approche de la symétrie axiale")

La mesure devient Grandeurs et mesure

"C’est l’occasion de renforcer et de relier entre elles les connaissancs numériques et géométriques, sans parler de celles acquises dans le domaine "déccccouverte du monde."

Apparition de la notion de volume.

On ne parle plus de la monnaie.

c) Education civique devient " Vivre ensemble "

" Le cycle 2, parce qu’il scolarise des élèves qui commencent à peine à pouvoir accepter un autre point de vue que le leur sur leurs actions, constitue une transition importante entre ces deux étapes (le cycle 1 et le cycle 3) ".

Domaine qui vient en second, comme en maternelle, après la " maîtrise du langage ". Les objectifs sont plus en terme d’attitudes que de connaissances. Introduction de réunions de régulation 1 heure tous les 15 jours.

" Au cycle 2, il est encore prématuré de parler d’éducation civique dans la mesure où les disciplines qui lui servent d’appui (histoire, géographie, sciences expérimentals) ne sont pas encore constituées. "

Trois chapitres :

1) Continuer à construire sa personnalité au sein de la communauté scolaire

1995 : prise de conscience des règles de la vie en commun ; les projets détaillent davantage ces objectifs et font le lien avec la " maîtrise de la langue, notions de valeurs, règles, échanges, responsabilité ".

2) Se construire comme sujet, comprendre la place que l’on occupe à travers les apprentissages (un objectif ambitieux !)

Ce qui implique de faire le lien avec les autres domaines d’apprentissages, exemples donnés avec la lecture et l’écriture, les langues vivantes et régionales, les mathématiques, l’éducation à la santé.

3) Dépasser l’horizon de l’école

- découverte de l’organisation de la société de la notion de règle comme moyen d’assurer la liberté.

- règles de sécurité routière, respect de l’environnement devient lien avec le vécu

- symboles de la France et de la république avec comparaison avec d’autres symboles l’Européens.

Compétences acquises en fin de cycle

" quelques principes d’hygiène personnelle et collective et leur justification " ; " que les règles acceptées permettent la liberte de chacun, en particulier à partir de quelques exemples du règlement intérieur ".

Ce programme se veut " un élargissement des repères culturels, d’abord dans l’espace et, dans une moindre mesure dans le temps ". Ces activités doivent permettre de monter la richesse et la diversité des cultures mais aussi l’unité de l’humanité " conduisant aux premières formes de solidarités ".

d) Langues étrangères ou régionales (nouveau)

Programme ambitieux ! Il faudra une sérieuse formation des enseignants...

Il est maintenant question d’apprentissages. " Priorité est donnée au développement des compétences orales et plus particulièrement de la compréhension. "Pas de référence au portfolio européen contrairement aux projets du cycle 3.

L’apprentissage de la langue choisie doit être continue jusqu’au collège.

Pour l’apprentissage d’une langue, le choix peut être guidé par le contexte ce qui incite au développement des langues régionales et des langues frontalières.

Parallèlement l’accent est mis sur la découverte de la diversité des langues parlés sur notre territoire. Il est question de soutien linguistique aux élèves pour qui le français n’est pas la langues maternelle afin de " tirer le meilleur profit de leur bilinguisme ". Pour cela, il est conseillé d’utiliser l’intervention des familles et d’intervenants spécifiques.

Quatre objectifs prioritaires :

- développer des " comportements indispensables "

- familiariser son oreille

- acquisition des premières connaissances dans la langue nouvelle

- éducation à la diversité linguistique et culturelle

Les quatre chapitres suivant traitent d’objectifs à atteindre et de situation d’activité avec quelques propositions d’activités possibles.

1) Développement des compétences orales

2) Apprentissage des réalités phonologiques et accentuelles

3) Acquisition d’énoncés utiles à l’expression en classe

- parler de soi, se raconter

- parler aux autres

- parler de son environnement immédiat

4) Initiation à la culture du pays ou de la région

" L’élève découvre l’environnement matériel et culturel d’enfants du même âge dans les pays ou régions concernés. "

Faire revivre la langue par des jeux, des rencontres, des correspondances (via les TIC). Notion de plaisir

Définition de compétences à acquérir comme :

- comprendre et utiliser les consignes habituelles de la classe

- reconnaître dans l’environnement proche la présence de la langue étudiée et de sa culture

e) Découverte du monde

Dans ce domaine comme en français, le lien est fait avec les apprentissages menés en maternelle.

Pas de grands changements (manipulation, observation, comparaison, classement, expérience) Fort lien avec les autres domaines (maîtrise du langage, arts visuels, maths).

1) L’espace et la diversité des paysages devient de l’espace familier aux espaces lointains

- disparition de la météo, du climat, des éléments du cosmos, des notions d’amont, d’aval ...

- importance des lectures, d’approche d’oeuvres artistiques

2) Le temps dans la vie des hommes devient le temps qui passe

- forte présence de la structuration du temps par les activités de classe (jour - semaine - année ; présentation, bilan)

- lien avec le passé local

3) Le monde de la matière et des objets devient la matière

- apparition des notions de solidification et fusion

4) Le monde du vivant

Approche de la notion d’évolution. Education à l’environnement

- le corps de l’E : les 5 sens

- diversité du vivant, des milieux : notion d’équilibre

5) Les objets et les matériaux

- réalisation de circuits électriques, analyse de pannes

- recherches sur l’origine, l’utilisation et le devenir d’objets

6) Les TIC (nouveau)

utilisées comme instruments de travail, complément de l’observation directe.

Référence au B2i

f) Education artistique devient domaine d’éducation artistique

1. Arts plastiques devient arts visuels.

Lien poursuivi avec la maternelle.

Disparition du domaine du théâtre, de la danse qui est renvoyée à l’EPS.

Comme en 1995, et avec plus d’insistance, l’accent est mis sur la nécessité d’une " pratique régulière où l’action de l’élève est privilégiée ".

Beaucoup plus de précisions :

- mise en œuvre de pratiques et d’expressions plastiques : le dessin et les fabrications plastiques font l’objet d’un sous-chapitre chacun

- notion d’expériences sensorielles et gestuelles, de pratique régulière

- un nouveau développement sur le regard et les images

- approche de la connaissance d’oeuvres

- Les compétences restent identiques.

2. Education musicale

Lien avec l’apprentissage d’une langue étrangère ou régionale.

Ecouter, produire et inventer. Rôle du corps.

1) Activités vocales devient Voix et chant

- culture vocale idem

- répertoire : 10 chants par an (France, Europe, Monde contemporain, variété).

2) Ecoute

- culture de l’oreille. Plus de précision sur l’apport pour l’E d’écoute d’oeuvres diversifiées. Ecouter des concerts dans des lieux authentiques.

- répertoire en lien avec les autres domaines (arts visuels, littérature, découverte du monde ...).

3) Réalisation de projets musicaux (nouveau)

Activités chorales à l’école par exemple.

- Les activités corporelles et instrumentales sont beaucoup moins détaillées, diluées dans les 3 domaines précités.

Compétences (nouveau)

Reconnaissance d’oeuvres.

g) Education physique et sportive

Classification différente des activités en :

1) activités spécifiques (disciplinaires) et 2) activités transversales (acquisition d’attitudes, de méthodes, de démarches favorables aux apprentissages)

- réaliser une performance mesurée (athlétisme, natation)

- se déplacer dans différents environnements : escalade, orientation, natation, équitation, glisse, roule

- conduire un jeu d’opposition individuel ou collectif : jeux de lutte, de raquettes, collectifs

- réaliser des activités à visée artistique, esthétique ou expressive : danse, mime, gymnastique, cirque ...

L’accent est mis sur une programmation des activités par l’équipe de cycle :

Chaque année, une des 4 compétences spécifiques doit être travaillée (une ou plusieurs activités sur des modules de 5 à 6 séances minimum).

- Obligatoire tous les ans : les jeux collectifs.

- Priorité à la natation (12 séances minimum par an).

 

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