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12 novembre 2010

Conseil d’école de l’IUFM de Nice - Celestin Freinet

Il s’est réuni le 4 novembre dans les locaux du Centre de Stéphen Liégeard.

Le Président de l’Université de Nice-Sophia Antipolis est venu en début de réunion faire une intervention "en règle" pour dénoncer, selon lui, le coût important de l’IUFM de Nice dans les deniers de l’Université et annoncer sa volonté de procéder à "une normalisation" et un redéploiement important ("masse salariale", enseignants formateurs, centres de formation revus à la baisse, restructurations...).

A l’appui de chiffres peu crédibles et de mélanges de données pourtant non comparables entre elles (Monsieur le Président a lui même hésité à plusieurs reprises ne sachant plus sur quels arguments chiffrés il se basait), le Président de l’Université a refusé tout dialogue ou étude d’autres chiffres proposés par les services comptables de l’IUFM, étant attendu par ailleurs. Un monologue de gestion brut et ... abrupt qui ne prend en compte ni les spécificités de la formation des maîtres déjà bien mise à mal, liée notamment à la disparition de l’année de formation stagiaire, ni les enjeux de celle-ci à l’heure de la mise en place de la mastérisation.

Une motion de CE de l’IUFM a été proposée, à l’initiative des élu(e)s FSU, pour dénoncer "la surprise et l’indignation devant l’intervention de Monsieur le Président de l’Université Nice-Sophia-Antipolis. Sans entrer immédiatement dans le fond des propos, les membres du CE de l’IUFM déplorent le refus de tout dialogue et de toute écoute de questions sur des enjeux aussi importants et se disent choqués par une telle attitude".

A l’ordre du jour de ce Conseil d’école notamment, l’étude du projet de budget 2011 (en baisse ... moins 21.4% par rapport aux recettes 2010) qui va obliger à des choix difficiles et contraints, au détriment de la formation des maîtres. A noter aussi l’absence totale de subvention du Conseil Général des Alpes-Maritimes, pourtant prévue ... depuis maintenant 3 ans (à la différence notable du CG du Var...).

La création d’une licence pluridisciplinaire (Sciences, Transmission des Savoirs et Métiers de l’enseignement spécialisé) a été également actée sur le Centre varois.

Une année où on avance en aveugle dans un brouillard imposé... Presque partout, on constate un effondrement du nombre des étudiants se préparant aux métiers de l’enseignement inscrits dans les masters EF (enseignement et formation) conséquence d’une série de causes de nature fort différentes, mais qui convergent toutes pour diminuer la visibilité des formations proposées par les Iufm pour les étudiants :
- la diminution continue du nombre de postes mis aux concours ces dernières années (de l’ordre de 50% en moyenne pour le CRPE) ;
- les informations sur les épreuves des nouveaux concours ont été tardives et restent incomplètes, ce qui renforce les incertitudes et les réticences des étudiants à s’engager ;
- l’allongement de la durée de la formation pour devenir enseignant et ses conséquences financières (sans accompagnement garanti et sans l’année de stagiaire rémunéré) conduit de nombreux étudiants à changer d’objectif et donc de formation ;
- le manque de visibilité sur la formation, qui résulte des cafouillages ministériels, de l’agrément tardif et donc du montage des formations dans l’urgence et la précipitation, n’a pas permis une information fiable et disponible en temps voulu, d’autant plus que ces informations n’ont pas toujours été transmises (volontairement ou non) aux étudiants potentiellement intéressés (particulièrement en Licence).
- Qui plus est, parmi ceux qui se sont inscrits, on constate une proportion fortement croissante d’étudiant(e)s salarié(e)s alors que les responsables des formations n’ont pas toujours pris en compte cette évolution.

Côté étudiants : les informations sont contradictoires, parfois confuses.Ils ne comprennent pas toujours malheureusement ce que l’on attend d’eux. Ils ont choisi ce master car ils ont envie de devenir professeur des écoles. Mais là, face aux dispositions ministérielles, à la chute vertigineuse des places au concours beaucoup sont "démobilisés".

Les fonctionnaires stagiaires entrent « sur le terrain » sans réelle formation professionnelle, là aussi malgré tous les efforts des acteurs concernés. Le SNUipp a lancé une enquête nationale sur les conditions d’exercice de ces collègues stagiaires. Les 1ers retours expriment tous une surcharge de travail importante et un manque de recul indéniable. Un bilan complet sera publié prochainement.

Tout cela en lien avec une diminution des moyens affectés par l’université aux masters enseignement et formation (les responsables gestionnaires auront beau rôle de montrer que l’encadrement est pléthorique) et des problématiques autour de la formation continue premier degré qui se doivent d’être définis nationalement et ce dans les plus brefs délais afin que des solutions budgétaires soient trouvées.

Il en va de la capacité à accompagner les évolutions nécessaires de notre système éducatif, mais aussi de la réponse à apporter au besoin en formation continue des personnels de l’éducation nationale. Cela passe certes par des améliorations nécessaires, au sein des Iufm, pour garantir efficacité et crédibilité et sauvegarder la spécificité de la formation des maîtres.

 

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