www.snuipp.fr

SNUipp-FSU Alpes-Maritimes

Vous êtes actuellement : Dossiers  / Les programmes  

fontsizeup fontsizedown {id_article} impression s'abonner  à la rubrique {} syndiquer le forum
21 janvier 2004

CYCLE 1

D’une façon générale, les grandes orientations sont inchangées. Elles sont simplement plus détaillées, coordonnées entre elles, contextualisées et justifiées théoriquement.

Quelques inflexions cependant dont certaines importantes.

A plusieurs reprises, l’importance et surtout la spécificité de l’école maternelle et de sa pédagogie est réaffirmée :

" Dotée d’une identité originale et d’une culture particulièrement adaptée à l’âge et au développement des enfants qu’elle accueille, cette école de plein exercice se distingue de l’école élémentaire par la pédagogie qu’elle met en œuvre " Introduction. Dans le même ordre d’idées, est réaffirmée l’importance de l’adaptation des activités aux rythmes biologiques et aux besoins des enfants. Un rappel important absent en 95 : " L’accueil, les récréations, les temps de repos et de sieste, d’éducation à l’hygiène, de goûter, de restauration scolaire, sont des temps d’éducation.

Le langage devient le domaine d’activité central, il irrigue tous les autres. Il est " au cœur " des apprentissages.

Les relations avec les parents tiennent plus de place qu’en 1995. " Il est important que l’école explique, fasse comprendre et justifie ses choix, qu’elle donne à voir et à comprendre ses façons de faire ". Le terme de " co-éducation " est cité.

" L’école joue un rôle pivot dans le réseau des institutions de la petite enfance pour mettre en place les synergies possibles et éviter les incompatibilités et les surcharges " p.2 Une école organisée pour les jeunes enfants.

C’est l’enseignant qui repère les difficultés potentielles et suscite " la coopération des autres services de la petite enfance. ".p.3. Les RASED apparaissent en fin d’un sous paragraphe sur le langage dans les termes suivant " L’équipe pédagogique, en liaison avec le RASED et l ’équipe de santé scolaire, pourra être amenée, selon les difficultés constatées, à proposer des activités spécifiques aux enfants "p.12, Evaluation et dépistage des difficultés ( de langage)

Un chapitre est consacré pour la première fois aux enfants de deux ans " L’accueil des tout petits impose des exigences particulières. "Accompagner les ruptures et organiser les continuités. p.2

La place du jeu, l’importance d’activités porteuses de sens, l’utilisation de situations réelles ont plus de place que dans les programmes de 1995. " Le jeu est l’activité normale de l’enfant en âge de suivre l’école maternelle " Introduction au paragraphe : cinq domaines d’activités. " L’utilisation de situations réelles, avec des objets courants, du matériel spécifique, des jeux doit être préférée aux exercices formels " Découvrir le monde, p.25

L’ordinateur est un nouvel outil mais son utilisation est peu détaillée.

Les langues vivantes. C’est la grande nouveauté . Cette activité " met les enfants en situation de commencer à apprendre une nouvelle langue " , " elle conduit les enfants à devenir familiers des sons caractérisant d’autres langues. "

A plusieurs reprises, l’hétérogénéité des classes d’âge dans une même section est valorisée ainsi que les échanges entre enfants d’âge différent. " Selon les moyens dont dispose l’école et les besoins des enfants qui la fréquentent, il est possible de structurer les classes en mélangeant les âges "p.3. Le terme de tutorat est cité dans le chapitre " Vivre ensemble "

" L’évaluation est une dimension centrale de l’activité des enseignants ... ". Un paragraphe y est consacré. Référence est faite à la " banque d’outils mise à la disposition des maîtres en début de grande section ".

Chaque domaine d’activité débouche sur une liste détaillée des compétences devant être acquises en fin d’école maternelle.

Cinq domaines d’activités :

- Les domaines d’activités sont sensiblement les mêmes qu’en 95.

-  Le langage devient le premier domaine d’activité

- " Les instruments pour apprendre " ( activité graphique, classification, sériation, dénombrement, mesurage, formes relations spatiales) de 1995 disparaissent comme domaine d’activités spécifiques et sont introduits dans la globalité d’autres domaines d’activité. Comme ailleurs, c’est le sens de l’activité qui est recherchée.

- L’action motrice est plus valorisée, elle devient un domaine d’activité proprement dit, elle est support d’autres d’apprentissages dans les autres activités.

La présentation et l’explication de ces différents domaines d’activités rendent à l’école maternelle sa véritable place d’école et non plus son caractère d’antichambre de l’école primaire qu’elle était un peu devenue avec les programmes de 95.

A) Le langage

" L’école maternelle est d’abord l’école de la parole. " Les multiples situations de langages sont développées ,. Là aussi, les instructions insistent sur le vécu

Les activités graphiques et d’écriture trouvent leur place dans le chapitre du langage. Par contre le dessin retrouve sa place naturelle dans " sensibilité, imagination, création ".

La continuité dans le cycle 2 au niveau de la lecture et l’écriture est clairement précisée, tant en terme de programmation que d’acquis des élèves.

Nouveauté : le clavier de l’ordinateur apparaît dans les activités d’écriture.

La dyslexie-dysphasie est abordée mais il est précisé " A cet âge, il ne s’agit pas d’un diagnostic qui ne peut, en tout état de cause être porté qu’après la fin du cycle 2 ".

Les langues vivantes en grande section ont pour objectif et programme ceux du cycle des apprentissages fondamentaux. Elles doivent être identique tout au long de la scolarité de l’enfant.

b) Vivre ensemble

Pas de nouveauté particulière sauf la proposition de tutorat qui recoupe les préoccupations d’hétérogénéité.

c) Agir et s’exprimer avec son corps

Des précisions claires sur les temps d’activités : " Chaque jour, au minimum trente minutes pour les plus petits, 45 à 50 minutes pour les grands ".

Sur la nature des activités des tout petits, le texte insiste sur la nécessité d’activités qui favorisent l’exploration libre des espaces et du matériel" il s’agit donc de le laisser jouer ". Les activités motrices sont aussi l’occasion de verbalisation des sensations et des émotions qu’elles représentent.

d) Découvrir le monde

C’est dans ce chapitre que se trouvent la découverte des formes et des grandeurs, l’approche des quantités et des nombres. Il est rappelé que l’objectif principal n’est pas l’apprentissage d’un vocabulaire mathématiques.

La découverte sensorielle et les repérages dans l’espace changent de domaines d’activités et donnent lieu à des développements plus importants.

e) Sensibilité, imagination, création

Deux grands ensembles de pratiques artistiques : le regard et le geste d’une part, l’écoute et la voix d’autre part.

Pas de procédés ou de techniques enseignées en tant que tels.

Les Parcours Artistiques et Culturels concernent aussi la maternelle .

 

19 visiteurs en ce moment

*Top

SNUipp 06 : 34 avenue du Docteur Menard - 06000 NICE

Tel : 04.92.00.02.00

Fax : 04.93.35.75.52

Email : Ecrire au SNUipp 06

site : http://06.snuipp.fr


©Copyright 2006 - SNUipp-FSU Alpes-Maritimes, tous droits réservés.