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31 mars 2010

Revalorisation des enseignants : le ministère remet son « relevé de décisions » aux syndicats : Revalorisation en trompe l’oeil !

Le ministre vient d’annoncer, sans négociations avec les organisations syndicales, des mesures qui ne concernent que les enseignants qui seront au 5ème, 4ème et 3ème échelon au 1er septembre 2010 ainsi que les lauréats des concours 2010. Cette augmentation s’élèvera de 60 euros mensuels à 157 euros mensuels pour les lauréats du concours 2010. En contrepartie d’une réforme de « mastérisation » fortement contestée par l’ensemble de la communauté éducative et qui diffère d’une année l’entrée dans la carrière.
A partir du 6ème échelon les rémunérations seront les mêmes que celles des actuels professeur des écoles.

Ces mesures sont loin de répondre à une réelle revalorisation de tous les enseignants et ne correspondent pas aux engagements présidentiels.
Le ministre s’est contenté d’évoquer la possibilité à terme de mesures concernant les 6ème et 7ème échelon ou l’accès à la hors classe qui nécessite un « rattrapage » selon lui.

Ces mesures soulèvent déception, colère et indignation : profondément inégalitaires elles laissent trois enseignants sur quatre sans mesures de revalorisation. L’ampleur de ce plan (196 millions d’euros) est à mettre en parallèle avec le coût de la défiscalisation des heures supplémentaires (340 millions d’euros). Le SNUipp rappelle qu’il n’est pas acceptable que ces mesures soient financées par les économies réalisées par les suppressions de postes.

Le SNUipp considère que le dossier des rémunérations n’est pas clos et renouvelle son exigence de mesures qui concernent l’ensemble de la profession.

Un document de deux pages intitulé « Relevé de décisions - Revalorisation des personnels enseignants et assimilés » a été remis aux syndicats enseignants. Ce « relevé de décisions » est construit en quatre points :

- REVALORISATION. Le premier point concerne la revalorisation des premiers échelons de la grille indiciaire des professeurs des écoles, certifiés et assimilés, et de celle des agrégés. Les deux premiers échelons des deux grilles sont supprimés. Pour les certifiés, l’échelon 3 passe de l’indice 395 à l’indice 410, le 4 de 416 à 431, le 5 de 439 à 453. Pour les agrégés, l’échelon 3 passe de l’indice 478 à l’indice 489, le 4 de 518 à 526 et le 5 de 554 à 561.

Le directeur de cabinet du ministre aurait précisé aux syndicats qu’une revalorisation des échelons 6 et 7 serait « envisageable en 2011 en fonction des économies réalisées avec les suppressions de postes ».(sic !)

Le document précise en outre que « les mécanismes actuels de calcul du taux des indemnités pour heures supplémentaires seront modifiés » : « Le montant de ces indemnités sera maintenu au niveau du taux en vigueur au 1er septembre 2010. Ce taux sera ensuite indexé sur la valeur du point fonction publique. »

- NOUVELLES MISSIONS. Le document indique ensuite que, « dans le cadre de la réforme du lycée et de la réforme du recrutement et de la formation des enseignants », de nouvelles missions seront proposées aux enseignants, rémunérées « par la voie de dispositifs indemnitaires ad hoc » :
- accompagnement et tutorat des nouveaux enseignants et des étudiants se destinant au métier d’enseignant ;
- tutorat des lycéens ;
- référent « culture » ;
- référent « handicap ».

Le montant de ces indemnités et le moyen de désigner les personnels en charge de ces nouvelles missions ne sont pas encore arrêtés.

- VOIE PROFESSIONNELLE. Il est précisé ensuite que « la mise en oeuvre des mesures de revalorisation déjà engagées » sera « poursuivie », avec « la revalorisation de l’ISOE des professeurs de lycées professionnels », la « reconnaissance sous forme indemnitaire du contrôle en cours de formation en lycée professionnel » et « l’intégration des instituteurs dans le corps de professeurs des écoles ».

GRH. Enfin, « pour les années postérieures à 2010 », le ministre « s’engage à poursuivre la réflexion sur la rénovation en profondeur de la gestion des ressources humaines », citant « les modalités d’évaluation des enseignants », « la déclinaison d’un grade à accès fonctionnel pour les enseignants en cas d’instauration dans la fonction publique » et « la mobilité des enseignants ».

C’est extraordinaire le dialogue social dans ce ministère ! Oser réunir les organisations syndicales pour leur présenter des "décisions" déjà largement répandues dans la presse, c’est inacceptable au niveau de la forme !

Ils ont essayé de parler de tout sauf de la revalorisation. S’agissant du Dif, ce n’est que l’instauration d’un droit à la formation continue dans l’Éducation nationale qui n’existe pas aujourd’hui, faute de places ou de crédits : il devrait donc se faire sur le temps de travail !

Le Snuipp-FSU précise que « l’ampleur de ce plan (196 millions d’euros) est à mettre en parallèle avec le coût de la défiscalisation des heures supplémentaires (340 millions d’euros) », rappelant qu’il « n’est pas acceptable que ces mesures soient financées par les économies réalisées par les suppressions de postes ».

 

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