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21 janvier 2004

LANGUES VIVANTE

ENSEIGNEMENT DES LANGUES VIVANTES ET OBLIGATION D’ENSEIGNER

De nombreux mails nous arrivent, faisant état de pressions d’IEN sur des collègues, habilités ou ayant une dominante Langues vivantes, visant à imposer des décloisonnements dans l’école, ou entre écoles, pour assurer l’enseignement d’une langue.

Les textes précisent que les échanges de service (D90-788 du 6.09.1990 et NS 91-065 du 11.03.1991) ne constituent pas une obligation et indiquent un maximum horaire (3 heures par semaine au cycle II, 6 heures par semaine au cycle III).

L’organisation pédagogique d’une école relève de la compétence du conseil des maîtres, la question de l’apprentissage des langues concerne l’ensemble de l’école. Cet apprentissage n’est obligatoire qu’au cycle III jusqu’à la rentrée 2005 (A. du 28.06.2002).

L’habilitation des personnels chargés de l’enseignement des langues à l’école primaire (C. 2001-222 du 29.10.2001) a pour but, à terme, la dispense exclusive de cet enseignement par “ les seuls maîtres du 1er degré ”. Il faut “ encourager ceux qui le souhaitent à participer à l’enseignement des langues ”.

Le BO n°16 du 18 avril 2002 “ Préparation de la rentrée 2002 ” indique que “ les PE sortant des IUFM et ayant reçu une formation en langue seront sollicités pour mettre leurs compétences à profit en fonction des besoins locaux ”. “ Les maîtres pourraient par ailleurs mettre leur expérience au service de tous les élèves de l’école grâce à des échanges de service, au moins partiels, dans telle ou telle discipline ”.

Dans une Question-Réponse au Sénat du 3.10.2002, le ministre de l’Education nationale répond :

“ Les maîtres du 1er degré peuvent pratiquer des échanges de service ... Cependant, tous les maîtres du 1er degré impliqués dans l’enseignement des langues vivantes restent des maîtres polyvalents. ”

Il n’est nulle part fait mention d’obligation . Le SNUipp rappelle que l’habilitation ne doit pas conduire à des obligations de décloisonnement ou d’enseignement sur des postes bloqués Langues vivantes, et, qu’en tout état de cause, la contrainte sur les personnels ne saurait pallier les difficultés de mise en œuvre des décisions ministérielles.


Le groupe de travail dont nous avions demandé la mise en place s’est tenu le mercredi 26 novembre en présence de Mr Petit, chargé de l’Information et de l’Orientation, entouré des personnes qui suivent ce dossier à l’Inspection d’Académie. Pour les représentants du personnel siégeaient trois membres du SNUipp et un représentant pour FO (le SGEN-CFDT était absent).

Tous les points abordés l’ont été à l’initiative du SNUipp sur la base notamment de l’enquête Langues vivantes envoyée dans les écoles.

Carte des langues : se pose le problème de la continuité de l’enseignement des langues au collège. Cette carte devrait être finalisée en 2005 avec l’idée d’adapter le choix des langues vivantes en fonction de ce qui s’est pratiqué au préalable à l’école primaire.

En conséquence, il y aura refonte de certaines sections de LV1 bis en fonction du vivier des élèves venant du primaire.

Le principe retenu sera que tout élève qui n’aura pas fait anglais au primaire pourra le faire au collège dès la 6ème avec une deuxième langue. Celui qui a fait anglais n’aura une deuxième langue qu’en quatrième.

Personnels enseignants : nous avons souligné le fait que notre département était "lanterne rouge" (avec la Corse et Créteil) concernant la part d’enseignants du 1er degré. D’autre part, concernant les intervenants extérieurs, nous avons évoqué des situations d’inégalité pour les élèves dans la mesure où certains de ces intervenants ne débutent qu’au mois de novembre, ceci en raison du type de contrat dont ils relèvent.

Généralisation et diversification : l’objectif prioritaire reste toujours que les CM1 et CM2 soient "couverts". C’est quasiment chose faite dans le département. Pour les CE2 en revanche, seulement 60% des classes bénéficient de l’enseignement d’une langue.

Concernant la diversification, le principe reste que trois langues sont possibles sur le département (anglais, allemand et italien) sauf dans le Haut pays.

Toutefois, la pratique met en lumière le fait que les parents restent très majoritairement attachés à l’anglais dès lors qu’ils sont interrogés. D’où la difficulté de stabiliser la carte des langues.

Postes fléchés : le SNUipp a indiqué que sur les 60 postes fléchés, seule une quarantaine sont réellement occupés (postes vacants, congés ...).

Nous avons demandé une pause dans le dispositif. Cette question sera traitée en CTPD.

Habilitation : en décembre 2002, 370 collègues avaient l’habilitation IUFM. Seuls 70 enseignent une langue vivante actuellement.

36 collègues ont été habilités l’an dernier par l’IA.

Pour ce qui concerne l’IUFM, désormais seraient habilités de fait les PE ayant eu 12 de note à l’épreuve de langue du concours.

Nous avons à nouveau pointé les problèmes liés aux conditions de l’habilitation :

les collègues possédant des diplômes universitaires sont exclus d’une habilitation de fait alors qu’ils possèdent à priori les compétences nécessaires.

Conseiller pédagogique : nous avons une fois de plus insisté sur la nécessité absolue de créer un poste de conseiller pédagogique en langues vivantes vu la "montée en charge" des objectifs.

Cette personne ressource pourrait notamment apporter son aide aux collègues qui rencontrent de nombreuses difficultés de mise en place dans l’école du dispositif langues vivantes.

 

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