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9 mars 2010

Conseil d’Ecole de l’IUFM Nice Célestin Freinet : Il s’est tenu hier à l’IUFM. 

Une motion, à l’initiative des élu(e)s Fsu, a été lue et votée par le Conseil d’Ecole pour dénoncer les « réformes » actuelles et leurs conséquences catastrophiques pour la formation des maîtres.

A l’ordre du jour notamment, l’étude des Maquettes de Master qui ont été élaborées pour la rentrée prochaine. Certaines sont quasi finalisées, d’autres restent encore à travailler.

Rappelons, pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté (si tant est il pourrait y en avoir !), que la FSU et le SNUipp se sont opposés et continuent de s’opposer aux réformes imposées sans concertation par le Ministère qui aboutissent, notamment, à la disparition de l’année de formation en Iufm et place les étudiants, lauréats au concours, directement dans des classes. Des conséquences qui vont toucher aussi bien sûr la formation continue…

La maquette Master « Métiers de l’enseignement » a été présentée qui tente de préserver la polyvalence et l’ensemble des axes qui incombent à notre profession.

Ce master se découlera schématiquement de la sorte :

Pour les M1 les Master enseignement porteraient sur 3 spécialités :
- enseignement et intervention en milieu éducatif
- établissements et vie scolaire
- documentation et métiers du livre

Avec en parallèle des Master de formation des formateurs.

Pour les M2, 4 spécialités seraient proposées sur les 3 thèmes des M1 :
- Pour le M1 « Intervention en milieu éducatif » : un M2 axé sur le prmaire ; un autre sur les interventions en milieu éducatif.
- Pour le M1 « Vie scolaire » : un M2 « CPE » ; un autre « Chef d’établissements »
- Pour le M1 « Métiers du livre » : un M2 « Documentation » ; un autre « Métiers du livre ».
- Un M2 portant sur l éducation et les situations du handicap avec deux branches possibles : les formations spécialisées et l’accueil des enfants handicapés ; Education et travailleur social.

900 heures de formation proposées étalées sur 2 ans.

Le SNUipp a demandé à ce que l’école maternelle ne soit pas oubliée dans les apprentissages et les UE de ce Master ainsi que l’approche des publics particuliers, notamment dans le cadre de l’accueil des enfants handicapés. Cela est intégré dans la maquette.

De même nous avons fait état de la difficulté pour les collègues titulaires à suivre ce master, dans le cadre d’une FC, les possibilités de congé de formation étant minces.

Nous avons fait aussi état de notre inquiétude face au rôle et interventions des IMF, encore inconnus à ce jour, faute de circulaire ministérielle : quelles interventions, pour combien d’étudiants, sur quelles décharges…

Autre inconnue de taille : l’organisation du 1/3 de formation « largement » dévolu aux lauréats du concours : éléments qui pourraient pourtant permettre de mieux articuler ce master en lien avec la formation continuée qui serait menée…

D’autre part, concernant les Imf encore, l’accueil de ces étudiants risque de se faire très tôt dans l’année ce qui n’est pas forcément simple à organiser pour l’Imf qui en charge sa classe.

A notre question sur les stages en responsabilité, ils seront de 4 semaines (2x2 semaines) avec comme objectif de voir plusieurs cycles.

Cette maquette de Master a été votée à l’unanimité… sauf 3 voix contre (de la Cgt Education et Atos) qui ont justifié ce vote en contre, comme refus aux réformes ministérielles sur la formation des maîtres (sans qu’aucune remarque sur le fond relatif à ce Master n’ait été exprimée)...

Réformes, faut-il le rappeler dénoncées par l’ensemble des organisation syndicales et autres.

Si telle est la logique, pourquoi alors avoir voté les autres maquettes présentées (Master Maths, Master Eps, Master Gestion Economie …) qui auront les mêmes conséquences néfastes et applications que pour le 1er degré, et uniquement bloquer sur celle des Master « Enseignements » qui était pourtant une des mieux articulée ?

La question reste entière. Pourquoi une telle logique à deux vitesses si ce n’est encore de « pointer » l’Iufm et ses composantes. Si des améliorations sont certes à mener et si des formations sont à revoir ou à reformuler, il n’en demeure pas moins que l’IUFM reste pourtant un des derniers garants de la formation des Maîtres.

Quant aux étudiant(e)s qui sont, eux aussi dans l’attente et le flou, et qui subissent de plein fouet également les méfaits de cette réforme, ils comptent bien sur la mise en place de ces Master dès la rentrée ! Il faut aussi en tenir compte.

Toutes les maquettes qui ont reçu un vote positif du Conseil d’Ecole de l’IUFM doivent maintenant passer devant les instances de l’Université.

MOTION à l’initiative des élu(e)s FSU / Appel du CE de l’IUFM Célestin Freinet

Une fois de plus, les ministères concernés par la réforme de la formation et du recrutement des enseignants du premier et du second degré ont décidé de ne tenir aucun compte de l’avis unanime de la communauté universitaire. Tous les textes rendus publics depuis deux mois, du cadrage général de la réforme à la circulaire sur le contenu des épreuves des concours, confirment malheureusement ce que l’on pouvait craindre. Malgré le refus inédit par la quasi unanimité (des syndicats à la FCPE ou à la CPU) des membres du CNESER le 21 décembre dernier (seuls l’UNI et le MEDEF approuvant le texte gouvernemental), malgré la dénonciation par tous les syndicats des décisions prises, malgré les condamnations de cette politique par près d’une trentaine de conseils centraux d’université, les ministères entendent poursuivre leur démarche de destruction programmée du contenu disciplinaire et professionnel de la formation des futurs enseignants.

Le CE de l’IUFM Célestin Freinet réuni en séance dénonce avec la plus grande fermeté les arrêtés et circulaires rendus publics depuis trois mois sur cette question. A l’instar de l’intersyndicale de l’enseignement supérieur et de la recherche, unanime, il considère que « cette réforme est inacceptable et ne doit pas être appliquée », que les décrets doivent être abrogés.

De fait, il est tout simplement impensable de satisfaire les obligations contradictoires de calendrier (concours en début de M2) et de contenu de la formation telles qu’elles sont édictées par les textes officiels : il n’est pas sérieux de demander aux étudiants la même année de faire des stages, de préparer en quelques mois un master recherche, un mémoire, un oral de concours (voire de plusieurs concours), sans compter une initiation aux relations internationales, à l’administration de l’éducation nationale et bien sûr une réorientation anticipée en cas d’échec au concours.

Le CE de l’IUFM Célestin Freinet considère par ailleurs qu’il est impensable qu’une telle réforme engage, sans rien en dire, la suppression des IUFM et de leur potentiel d’expertise pédagogique, ne dessine aucun cadre national, au risque de très grandes disparités territoriales, ne prévoit aucun dispositif d’aide sociale aux étudiants, renforçant la précarité des étudiants. De ce fait, cette réforme aggrave ainsi encore les dispositions qui avaient suscité la forte mobilisation de l’an dernier et va renforcer les logiques de précarisation de l’emploi. Le CE de l’IUFM Célestin Freinet affirme qu’une telle réforme menace l’Education Nationale dans son fonctionnement et dans ses fondements.

Il dénonce la suppression massive de postes dans la Fonction Publique et les baisses inacceptables de postes aux concours.

Cette réforme s’inscrit dans un environnement rendu par la LRU fortement concurrentiel. Le CE de l’IUFM Célestin Freinet considère nécessaire et indispensable que s’affirme une convergence entre les universités, sur le plan national comme académique, afin que leur point de vue soit enfin pris en compte par le ministère. Ils appellent toutes les universités françaises par l’intermédiaire de leurs conseils centraux à prendre ainsi une position commune.

Le CE de l’IUFM Célestin Freinet dénonce ces réformes qui vont de pair avec la suppression de l’année de formation professionnelle (Pe2, PLC2, PLP2, CPC2) et la mise en responsabilité dans des classes d’étudiants sans formation.

 

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