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2 décembre 2009

Compte-rendu de la réunion "Direction d’Ecole" qui a eu lieu le mercredi 18 novembre au siège du SNUipp .

Etat des lieux

Les directeurs et directrices d’école font le constat d’une augmentation de leur charge de travail liée à la mise en oeuvre des réformes, à la multiplication des enquêtes, à la communication par Internet, à des sollicitations plus nombreuses qui n’ont pas toujours de liens directs avec leurs missions premières et essentielles. L’administration délègue aux directeurs toujours plus de taches administratives qui doivent être faites dans l’urgence et multiplie les pressions hiérarchiques voire les menaces de sanction. Les décharges de direction ne suffisent plus surtout quand elles sont partielles ( par exemple ¼) et elles deviennent « une charge » quand l’enseignant qui occupe ce poste change chaque année (remise en cause de la stabilité du poste).

Ils manquent de temps pour accomplir leurs missions au sein de l’équipe pédagogique.

Les directeurs et directrices déplorent les situations d’injustice entre les écoles selon la présence ou non d’un EVS, les heures de décharge ou encore le dégrèvement des heures d’aide personnalisée totalement incohérent, les moins déchargés étant ceux qui doivent le plus d’heures en présence des élèves .

Plusieurs autres points ont été abordés lors de cette réunion :

Base élèves : lourdeur de l’utilisation, édition de documents peu pratique, documents eux-mêmes peu lisibles, problèmes récurrents de connexion, etc...

DUER : Les avis divergent selon les participants Pour certains , cette mission relève d’une commission de sécurité et se situe en dehors du champ de compétences du directeur. Certains déplorent que , de fait, la responsabilité du directeur soit engagée car c’est lui qui signe. D’autres collègues pensent cependant que le DUER est un moyen de faire pression sur les mairies pour obtenir la réalisation de travaux. A ce propos, la FSU par l’intermédiaire de Ghislain Gianno précise que le DUER a pour rôle d’enquêter sur les conditions de travail des enseignants et des élèves et de faire remonter des besoins auprès du Comité d’Hygiène et de sécurité. On pourrait donc s’en saisir comme un outil de ‘revendications » liées aux conditions de travail et ne pas seulement le considérer comme une commande institutionnelle dépourvue de sens.

Evaluations CE1 et CM2 : Les directeurs font valoir comme beaucoup d’enseignants le non-sens de ces évaluations par rapport à la cohérence de notre métier d’enseignant ( codage, période de l’année, contenu). Elles sont un outil de pression sur les enseignants pour les contraindre à l’application des nouveaux programmes. Les directeurs ont été en première ligne face à la demande de remontée des résultats. Ils l’ont été aussi à la rentrée quand il a fallu remplir un tableau concernant la prime de 400€, prime qui est venue pervertir ce système.

le Conseil des maîtres : Pour certains directeurs participants, il doit rester souverain car il est la garantie que le pédagogique et le fonctionnement de l’école n’échapperont pas aux enseignants. Il est aussi le seul moyen de résister à l’administration qui a tout à gagner à isoler le directeur du reste de l’équipe et à le considérer comme seul responsable. Pour d’autres, le Conseil des maîtres n’est plus en adéquation avec l’Ecole d’aujourd’hui et son fonctionnement. Il n’aurait pas de poids réel car l’administration fonctionne déjà en considérant le directeur comme le seul interlocuteur. Celui-ci est très souvent en position de devoir prendre et assumer des décisions seul(e) auxquelles les adjoint(e)s ne peuvent (souvent du fait d’un manque de disponibilité ) ou ne veulent pas être associé(e)s.

les EPEP et la notion de statut des directeurs : Le besoin d’un statut semble être une demande de plusieurs collègues mais ce qui est proposé avec les EPEP ne convient pas. Le SNUipp craint que la mise en place d’un statut divise la profession et modifie fondamentalement le fonctionnement de l’école en éloignant le directeur du reste des enseignants sans apporter de réelles améliorations. Il renforcerait la responsabilité des directeurs et directrices au détriment de celle du Conseil des maîtres et risquerait de favoriser les opérations du gouvernement dans la perspective de la mise en place des EPEP. Le syndicat prend note de la préoccupation grandissante des collègues.

Les revendications :

– clarifier les missions du directeur en reconnaissant la spécificité du travail administratif, l’animation des équipes, la relation avec les familles, avec les collectivités, etc... – préciser la responsabilité du directeur ( administrative ou juridique) – mieux définir le rôle du Conseil des maîtres – réclamer des décharges pour toutes les directions ainsi que des aides administratives qualifiées et pérennes – exiger une revalorisation financière significative

Sur le plan syndical, :

A propos des évaluations, les collègues directeurs souhaitent une consigne syndicale nationale et unitaire., d’autant que les délais cette année le permettent.

Le SNUipp précise que lorsqu’une consigne est lancée , rien ne garantit l’adhésion des collègues et le suivi de cette consigne. C’est le regret qui a été formulé à propos de celle concernant la non remontée des évaluations, consigne pas assez suivie ( seulement 20 à 30%) par l’ensemble des collègues adjoints et directeurs. Cette question va se reposer cette année. En conclusion, le SNUipp fait la proposition d’une demande d’audience auprès de l’IA avec une délégation de directeurs pour réaffirmer qu’il existe bien un problème de la direction d’école qui n’a toujours pas été réglé. Un groupe de travail se constitue.

 

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