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10 septembre 2009

CTPD :Aujourd’hui, s’est tenu le Comité Technique Paritaire Départemental. Cette réunion avait pour objet essentiel les ajustements d’ouvertures et de fermetures d’emplois dans les écoles du département. Fort des nombreux courriers et retours des écoles, le SNUipp a pu défendre et porter les revendications des personnels et des parents.

La mobilisation de toutes et tous , dès la rentrée, a permis de débloquer quelques situations. Rappelons que l’ Inspecteur d’Académie ne disposait que d’une très faible marge de manœuvre dans un contexte politique de suppressions d’emplois publics ; le SNUipp a rappelé ses exigences en matière de taux d’encadrement tant en maternelle qu’en élémentaire, en Rural et en ZEP... Guidé par la gestion comptable du service public d’ Education, l’IA n’a pas pris en compte des situations difficiles à la hausse, notamment en maternelle et particulièrement à Nice ou dans l’arrière pays que nous avons portées. Bravo et merci aux parents et aux collègues présents pour défendre l’Ecole à l’appel du SNUipp .

Dès la sortie nous avons tenu informé les collègues et parents mobilisés et les média présents.

Les mesures :

Fermetures suite à blocages :
- Cannes EE Vial 1 emploi
- Bollene Vésubie EE Bollène 1 emploi
- Réaffectations d’emplois RASED 5,75 emplois
- Fermeture modulateur IMF 1,75 emploi

Ouvertures :

- Carros EE Guillonnet 1 emploi

- Pierrefeu EE Ecureuils 1 emploi

- St Martin du Var EE Ehrard 1 emploi

- Nice EE Moretti 2 emplois

- Nice EM Roassal 1 emploi ( fonctionnement sur Roméo 2)

- Châteauneuf de Grasse EE 1emploi

- Psychologue Roméo 2 Nice avec appel à candidature 0,5 emploi

- Poste E Bois de Boulogne Nice 0,5 emploi

- Brigades départementales 5 emplois

Questions diverses :

2 critères retenus pour le rédéploiement des AE :
- doter chaque école disposant d’une CLIS
- maintenir et augmenter le nombre d’AE en RAR et ZEP Regrettons que les écoles n’aient pas été tenues informées des non renouvellements.

Le SNUipp est intervenu sur le problème récurent de la sectorisation sur la ville de Nice en pointant les dysfonctionnements concernant le décalage entre les procédures d’inscription en mairie, de dérogation et d’admission à l’école. L’IA devrait rencontrer la ville de Nice.

Par ailleurs et en liaison avec l’ arrivée dans les écoles d’étudiants en M1 et M2 et contrairement à ce qui avait été annoncé en audience de rentrée, l’IA est en train de modifier le fonctionnement des 60 heures concernant les néo-titulaires ; nous lui avons demandé de maintenir le dispositif en l’état. Affaire à suivre...

Monsieur l’Inspecteur d’Académie, Les mobilisations importantes de l’an dernier (grèves, manifestations) à travers lesquelles la profession a pourtant envoyé des messages clairs au ministre, se traduisent, à cette rentrée, par des annonces catastrophiques pour le système éducatif. La nomination d’un nouveau ministre à l’Education Nationale coïncide avec l’annonce par son prédécesseur de 16 000 suppressions d’emplois au Budget 2010.

Celles-ci, d’un niveau jamais atteint, s’ajoutent aux dizaines de milliers de suppressions de ces dernières années et aux dégradations qu’elles ont engendrées et recouvrent des réalités différentes mais tout aussi graves. La saignée continue pour les postes administratifs, mettant en cause la capacité des services à répondre aux besoins des familles, des élèves et des personnels.

Dans les Alpes- Maritimes ce sont 96 postes d’enseignants qui ont été supprimés en 4 ans.

Le Secrétaire d’Etat chargé de la fonction publique a reconnu lui même, devant la commission des finances du Sénat le 17 juin dernier qu’en 2008, les IA et les Recteurs sont allés au delà des suppressions d’emplois programmées pour 2009 ! En effet, alors qu’une suppression de 23 000 équivalents temps plein (ETP) était programmée en 2008, ce sont en réalité 28 300 ETP qui ont été supprimés !!

Le ministère de l’Education s’est particulièrement illustré dans cet exercice : 2 506 emplois supplémentaires et non prévus par la Loi ont été supprimés en 2008.

Au niveau du 1er degré, la dotation prévue était de + 750 postes. La lecture du rapport annuel de performances 2008 pour l’enseignement scolaire nous apprend qu’en réalité ce sont 1 232 emplois qui n’ont pas été utilisés. Comptez vous nous les rendre ?

Ces suppressions concernent particulièrement aussi les emplois de stagiaires. Elles conduisent en tout état de cause à des suppressions importantes de moyens sur le terrain et confirment les analyses de la FSU sur les réformes de la formation des maîtres : celles-ci sont marquées avant tout par un souci d’économies budgétaires, avec la volonté de supprimer l’année de fonctionnaire stagiaire. L’absence de concertation, avec notamment la publication pendant l’été de deux décrets, dénote un déni de dialogue social inacceptable !

Cela va se traduire par une dégradation considérable de la formation initiale des futurs enseignants mais aussi de la formation continue des titulaires : un pari dangereux pour une formation de qualité et pour l’avenir du système éducatif et des élèves.

La mise en place en urgence de la réforme de la mastérisation, applicable à la rentrée 2010 et dont les mesures transitoires se mettent en place dès cette rentrée (notamment les stages en responsabilité dans les écoles à l’attention des étudiants), entraîne une organisation dans la précipitation et un manque de réflexion et de recul évidents.

Un véritable tour de passe-passe pour le ministère, prémisse à la suppression du statut de fonctionnaire stagiaire, et de la disparition à terme des IUFM. 

Par ailleurs les chiffres annoncés par le ministère mettent en évidence que l’enseignement privé aurait, pour la seconde année consécutive, des suppressions d’emplois nettement inférieures à 20% de celles du public remettant en cause l’équilibre indispensable au maintien de la " paix scolaire ".

L’exaspération est très vive chez l’ensemble des personnels de l’Education et les parents pour preuve les occupations d’école à cette rentrée.

Nous tenons, à nouveau, en cette rentrée à attirer votre attention sur les profonds bouleversements liés aux décisions ministérielles prises dans la précipitation et sans concertation avec les enseignants et les parents d’élèves.

D’abord les nouveaux programmes. Programmes qui font l’impasse sur le développement de l’enfant, les activités de réflexion et de compréhension. Ils sont plus lourds et pourtant ils se mettent en place avec un nombre réduit d’heures d’enseignement puisque la suppression du samedi matin se traduit par la baisse de deux heures d’enseignement par semaine.

Le ministre de l’Education Nationale prétend réduire le nombre d’élèves rencontrant des difficultés en mettant en place l’aide personnalisée ou des stages pendant les vacances et reconduit, à l’identique, ces dispositifs sans qu’aucune évaluation ou bilan n’en soient tirés.

Le SNUipp a lancé une enquête nationale sur l’aide personnalisée (2000 écoles), les collègues sont très critiques. Nous savons au contraire que les actions de prévention et de traitement des difficultés scolaires se conçoivent essentiellement pendant le temps scolaire. C’est ce que nous demandons avec force en revendiquant des enseignants spécialisés présents pendant le temps scolaire dans toutes les écoles. De ce point de vue la suppression de 23 postes de RASED est inacceptable.

A ce sujet, les propos tenus dans la presse par le Recteur sur les Rased démontrent une profonde méconnaissance de ce dispositif. Affirmer également que les suppressions de postes de Février concernent des enseignants sans élèves est un mensonge scandaleux.

La circulaire de rentrée du Ministre martèle les mots de performance et d’évaluation.

Rappelons la nature sommative, les conditions et le calendrier inacceptables de passation des évaluations CM2, largement médiatisées, qui ont montré une rupture avec les logiques de diagnostiques et de revendications mises en œuvre depuis 20 ans, qui tendaient à favoriser la réussite de tous les élèves.

Nous lui rappelons que l’école, malgré les attaques multiples, reste le service public le plus apprécié des Français.

Pour les travaux de ce jour, nous allons défendre pied à pied les situations des écoles qui ont contacté massivement le SNUipp sur la base des seuils actés les années précédentes.

Quid des conditions de scolarisation des maternelles où sont à la hausse dans beaucoup d’écoles notamment à Nice, de la prise en charge des enfants en difficultés, du fonctionnement des écoles et de l’amélioration des conditions de travail des directeurs et des directrices ? Quel avenir pour les ZEP ? Quel bilan des réseaux « Ambition réussite » , où en est le démarrage de l’accompagnement éducatif.

Pour ne rien vous cacher Monsieur l’Inspecteur d’Académie, le SNUipp a failli ne pas siéger aujourd’hui. En effet, le 31 août jour, où vous avez reçu une délégation du SNUipp, vous nous avez indiqué que nous aurions des premiers documents le 4 septembre et le reste le 7.

Cela n’a pas été le cas. Nous ne souhaitons pas que la fonction de délégué(e) du personnel soit galvaudée ainsi. C’est donc la dernière fois que nous siégeons dans ces conditions.

Par ailleurs les annonces des IEN dans les écoles créent le trouble et déstabilisent les collègues. Les cadres intermédiaires de l’Education Nationale n’ont pas à annoncer des ouvertures ou des fermetures en dehors des instances et des décisions de l’IA.

Cela décrédibilise les instances paritaires.

Nous tenons également à vous alerter solennellement sur le « raz le bol » des directeurs et de leurs équipes, qui sont submergés d’enquêtes diverses et variées et ne font plus que de la statistique.

Les dernières en date sont une enquête sur l’aide personnalisée à renvoyer pour le lendemain ou bien encore l’élaboration du Duer, quand ce n’est pas le projet d’école et le projet académique, PPMS, rajout du volet TICE de 4 pages (+ que le Projet Ecole) a postériori.

Laissez travailler nos collègues. Ceux sont des pédagogues pas des « VRP du Ministère ».

Autre motif d’inquiétude pour nous, c’est l’utilisation de Base Elèves pour les travaux de ce CTPD. Chacun sait que c’est un échec monumental à cette rentrée : chiffres fantaisistes, clefs défectueuses, serveur introuvable (quel marché juteux !)

On peut s’interroger sur un CTPD le 9 septembre alors que le constat de rentrée sera finalisé le 21 septembre.

Quelques remarques diverses :

- comment se fait-il que les 3 postes de BD créés au CTPD de février aient été gelés sans que l’on en soit averti ?

- comment se fait-il qu’à l’école Moretti à Nice, celle ci fonctionne sur 6 classes alors qu’une seule ouverture a été actée officiellement ?

- comment se fait-il, alors que vous aviez indiqué qu’il n’y aurait plus d’IMF pro qu’au mouvement de fin août, 2 postes soient apparus alors que tous les autres sont supprimés ?

Sur quels critères s’est fait le choix ? En tout cas ceux définis il y a 2 ans en groupe de travail mettaient en avant l’ancienneté dans la fonction. Cette situation aurait dû être traitée aujourd’hui.
- Comment se fait il que des mesures soient annoncées dans la presse avant la réunion ?

Pouvez vous nous indiquer si le poste USEP est pourvu ?

Sur quel support est installé le chargé de mission auprès de l’IENA

Nous vous demandons également de nous indiquer le devenir des 6,5 postes de Rased gelés. Le SNUipp souhaite qu’ils soient utilisés pour les missions qui leur reviennent.

Le SNUipp vous demande un retour à la normale du fonctionnement du CTPD.

Au plan général tous ces choix budgétaires et éducatifs tournent le dos aux besoins réels de l’école et hypothèquent l’avenir de la jeunesse et de la nation.

Pour la réussite des élèves, d’autres choix sont nécessaires : réduire les effectifs par classe, développer le travail en équipe, mettre en place des dispositifs d’aide sur le temps scolaire, assurer une formation initiale et continue des enseignants de qualité.

Quant à nous, nous décrétons l’état d’urgence pour l’école et exigeons une rentrée 2009 placée sous le signe de l’ambition et pour une autre politique éducative pour le pays !

Nous prendrons des initiatives dans ce sens dans les semaines qui viennent.

 

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