www.snuipp.fr

SNUipp-FSU Alpes-Maritimes

Vous êtes actuellement : Début de carrière 

fontsizeup fontsizedown {id_article} impression s'abonner  à la rubrique {} syndiquer le forum
26 septembre 2005

Formation initiale

Les enjeux de la formation

La qualité de la formation engage l’avenir de l’école. Dans cette période de renouvellement massif de la profession, elle devrait faire l’objet d’un grande ambition. Notre définition du métier comme un métier à haute responsablité sociale, un métier de conception et non d’exécution, va de pair avec une formation de haut niveau. La formation initiale doit être le moment de la construction de son identité professionnelle et de l’acquisition de gestes indispensables à la pratique du métier. La formation continue doit être pensée pour offrir à chacun la possibilité d’approfondir, améliorer ses pratiques et ses connaissances.

Intégration des IUFM aux Universités

La loi d’orientation prévoit l’intégration des IUFM aux Universités, selon un statut proche des IUT. Cette transformation peut répondre au souhait d’une formation encore plus universitaire, mais il faudra veiller à ce que celle-ci ne soit pas coupée de la formation sur le terrain. L’intégration devrait être l’occasion d’un lien plus étroit avec la recherche. Encore faudrait-il que les moyens accordés à la recherche permettent un développement et une diffusion plus importante dans la profession. Certains craignent une dilution des IUFM dans les Universités. Il faut qu’un fléchage des moyens et des postes préserve l’autonomie de fonctionnement des IUFM. Les équipes de formateurs doivent conserver et développer leur potentiel et leurs savoir faire. Le cahier des charges de la formation, que le Ministère a prévu pour mars 2006, devrait comporter un volet intégration et un volet formation. On n’en connait pas encore le contenu, et avons demandé à participer à son élaboration. L’intégration devrait aussi permettre de mieux articuler les cursus licence et celui de la formation en IUFM, pour davantage de cohérence et de continuité.

Une formation de qualité

La pression sur les stagiaires est forte, de part la complexité du métier et des inquiétudes face aux exigences de la validation. Ils savent aussi que leurs premiers postes risquent d’être dans des secteurs difficiles. Du coup, leur regard sur la formation est souvent critique, même si leur analyse est moins sévère après un peu d’expérience. Pour améliorer la formation, il faut à la fois mieux prendre en compte la dimension « adulte » de l’apprentissage, mieux articuler les temps passés à l’IUFM et ceux passés dans une classe pour donner davantage de sens au métier, penser la formation dans la durée (depuis les cursus licence jusqu’aux premières années d’exercice du métier avec en particulier une première année à mi-temps), organiser une formation des formateurs et le travail en équipes pluricatégorielles (MF, PIUMF, ...). La réflexion engagée sur les contenus de formation a permis des avancées sur certains points : dominantes de formation, analyses de pratiques, accompagnement à l’entrée dans le métier ... La plus grande attention doit être apportée aux modifications que fixera le futur cahier des charge de la formation.

Le nouveau concours de recrutement

En l’absence du cahier des charges de la formation la rénovation du concours est apparue peu compréhensible. Les nouveautés :

 à l’inscription :

deux attestations obligatoires (AFPS et natation 50 m).
 au niveau de l’admissibilité :

introduction d’une nouvelle épreuve écrite (histoire-géographie et sciences-technologie). diminution des coefficients des épreuves maths-français, et de la partie pédagogique.
 au niveau des épreuves d’admission :

l’épreuve de langue vivante étrangère devient obligatoire. l’entretien professionnel comporte désormais une deuxième partie qui porte sur les domaines artistiques. en EPS le choix de l’épreuve se restreint encore et les barêmes de la course d’endurance ne font pas l’unanimité. L’entretien est maintenu.

Enfin, les sujets des épreuves d’amissibilité et de l’entretien pro seront écrits par une commission nationale et non plus au niveau académique.

Enfin, des programmes nationaux sont désormais fixés pour les épreuves d’admissibilité et la première partie de l’entretien professionnel.

Le SNUipp a dénoncé l’urgence dans laquelle le Ministère a oeuvré, et la précipitation à mettre en place cette nouvelle formule, dès la session 2006. Tout en se félicitant de l’introduction de programmes, il s’interroge sur leurs contenus. L’épreuve d’entretien professionnelle qui inclue désormais les épreuve artistiques et sur la littérature jeunesse paraît lourde et perd de sa lisibilité pour chacune des deux parties. La place du cycle 1 dans la préparation au concours suscite des inquétudes. Enfin, l’obligation d’attestations préalables crée, en l’absence de toute prise en charge par l’Université de ce pré-requis, des risques d’inéquité entre les candidats.

Niveau de formation

Le SNUipp, comme les autres syndicats de la FSU, revendique une reconnaissance de la formation à bac+5. Ce niveau est actuellement reconnu en Europe par un diplôme de type Master par les universités et écoles supérieures. La loi d’orientation prévoit qu’en formation initiale soit reconnue au plus l’équivalence de la première année d’un Master (« jusqu’à deux semestres »).

Dans ce contexte de réforme il faut répondre à deux questions :

 Comment améliorer la formation initiale et continue ?

 Quelle doit être la reconnaissance de la formation des enseignants en terme de diplôme universitaire en lien avec le statut de la profession et l’exercice du métier ?

 La reconnaissance de la formation des PE par un Master devrait être possible d’un point de vue technique, mais fait l’objet d’un vrai choix politique.

 

74 visiteurs en ce moment

*Top

SNUipp 06 : 34 avenue du Docteur Menard - 06000 NICE

Tel : 04.92.00.02.00

Fax : 04.93.35.75.52

Email : Ecrire au SNUipp 06

site : http://06.snuipp.fr


©Copyright 2006 - SNUipp-FSU Alpes-Maritimes, tous droits réservés.