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29 juin 2009

Déclaration liminaire FSU - CTPA du 25 juin 2009 en l’absence du nouveau Recteur

Ce CTPA se situe à la fin d’une année scolaire marquée par de fortes mobilisations du mouvement social. Face à la crise économique, qui se traduit aujourd’hui par une destruction d’emplois jamais observée dans toute l’histoire économique de la France, le gouvernement, malgré quelques reculs, persiste dans ses choix. En effet, il a du concédé la création du fonds d’investissement social, l’amélioration de l’indemnisation du chômage partiel, le versement d’une prime de 500 euros pour les plus modestes, l’ouverture d’une négociation sur la gestion sociale des conséquences de la crise sur l’emploi.

Par contre, il persiste à vouloir supprimer des postes dans la fonction publique et notamment dans l’éducation nationale. Bercy annonce vouloir supprimer 34 000 postes dans la Fonction Publique au budget 2010.

Ce sont les jeunes qui pâtissent le plus de la crise économique. Le nombre de jeunes demandeurs d’emploi a augmenté de 38,8% sur une année dans les Alpes-Maritimes ( 25,9 en paca – 29,8 en France). Dans le Var, même scénario avec une augmentation de 19% de septembre à mai.

Le chômage des jeunes explose et on continue à réduire leurs possibilités d’emploi dans les services publics !

Les plans sociaux se multiplient et ce même gouvernement qui les dénonce refuse lorsqu’il est employeur de donner l’exemple.

Dans l’Education Nationale, 16 000 postes seraient supprimés.

La saignée continue pour les personnels administratifs.

Pour les enseignants, sont concernés les emplois de stagiaires. Cela conforte ainsi l’analyse de la FSU. La réforme de la formation des enseignants telle qu’elle a été voulue par le gouvernement, est avant tout guidée par un souci d’économie budgétaire. A ce titre, l’IUFM n’a toujours pas reçu les 12 ETP nécessaires au bon fonctionnement de la formation et ce, malgré les engagements du Ministre à restituer ces moyens.

Cette annonce coïncide avec la nomination d’un nouveau ministre.

Pour tenter de faire oublier les suppressions de dizaine de milliers d’emplois publics et masquer les conséquences d’une politique éducative qui refuse un avenir aux jeunes, l’ex Ministre Xavier Darcos avait multiplié les effets d’annonce.

Ce fut par exemple le cas le 21 mai, où après avoir annoncé son intention de voir installer des portiques détecteurs de métaux à l’entrée des établissements scolaires, Xavier Darcos s’est lancé dans une surenchère sécuritaire avec entre autres son intention de créer une « force mobile d’agents » susceptibles d’intervenir en milieu scolaire.

A Nice, Christian Estrosi emboîte le pas : il envisage de créer au sein de la police municipale une unité spéciale chargée de la surveillance des établissements scolaires. Dans la presse il fait savoir qu’il a engagé des consultations avec l’Education Nationale, le préfet et les autres collectivités directement concernées. Lors du dernier CDEN, nous sommes intervenus pour marquer notre désaccord et demander à être informés sur le contenu des discussions engagées.

Effet d’annonce encore lorsque le président de la république fait part de sa volonté d’élargir les heures d’ouverture des lycées ainsi que la mise à disposition des locaux pendant les vacances scolaires. Cette mesure n’a donné lieu à aucune concertation avec les personnels de l’Education nationale notamment les personnels de direction, ni avec les Collectivités Territoriales.

Ainsi donc, coup médiatique après coup médiatique, les professionnels de l’éducation sont écartés. Coup médiatique après coup médiatique, on fait oublier aux usagers que l’enjeu principal c’est de mettre à disposition, pendant l’année scolaire, le nombre d’adultes et les moyens nécessaires au bon fonctionnement des établissements scolaires : Enseignants, Personnels administratifs, de surveillance et d’accompagnement, infirmières, médecins scolaires, conseillers d’orientation et personnels Tos de restauration et d’hébergement, d’entretien et de maintenance.

C’est dans ce contexte qu’intervient la nomination d’un nouveau Ministre de l’Education Nationale qui sera à la fois porte-parole du gouvernement. La Communauté éducative n’attend pas de lui des coups médiatiques, mais un véritable projet pour la réussite de tous les élèves. Et surtout, qu’il redonne confiance en revenant sur l’annonce de milliers de suppressions de postes dans l’éducation. Qu’il abandonne le projet actuel sur la formation des enseignants au profit d’une autre réforme. Et enfin que le Ministre permette un véritable dialogue social en s’appuyant sur le paritarisme. L’envoi de SMS (par une entreprise privée) pour communiquer les projets d’affectation ne va pas dans ce sens.

Pour la FSU, la lutte contre le chômage passe par un investissement sur le long terme dans la formation des jeunes.

Investissements particulièrement nécessaires dans une académie qui cumule les retards :
- taux d’encadrement : l’Académie de Nice est en queue de peloton ;
- taux d’accès au bac inférieur de deux points par rapport à la moyenne nationale
- poursuite d’étude après le bac, encore un point d’écart avec la moyenne nationale ;
- et enfin 8,5% des élèves de l’académie quittent l’école sans formation contre 5,4% en France.

Plus que jamais, il faut investir dans le système éducatif.

 

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