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9 décembre 2007

CARTE SCOLAIRE : d’abord les municipales, après on ferme les classes...

Le SNUipp-FSU 06 dénonce l’instrumentalisation de l’école publique à des fins politiciennes. De tous les départements monte la même indignation.

C’est toujours dans les petits détails que l’on découvre la véritable nature d’une politique. Ainsi, le ministère a donné des consignes (injonctions pourrait-on dire) aux Recteurs et Inspecteurs d’Académie pour reporter les opérations de carte scolaire après les élections municipales. Cette information qui avait vocation à rester confidentielle a été rendue publique par le syndicat des Inspecteurs de la FSU.

Des démocrates convaincus auraient agi en toute transparence, à l’opposé des consignes de confidentialité exigées au début des IA. Nous ne serons pas naïfs au point de penser qu’il s’agit uniquement de ne pas perturber le débat électoral.

Les suppressions massives d’emplois qui affectent le service public d’éducation ne peuvent que se traduire par une carte scolaire "douloureuse", porteuse de régressions importantes, tant pour les écoles que les collèges et les lycées. Mais de tout cela l’électeur resterait ignorant. Car si l’on croit les premiers propos rapportés par les élus, des réunions qui viennent de se tenir avec l’Inspecteur d’Académie, de tout cela, il ne fut point question, "Il ne faut pas polluer le débat électoral".

François Fillon avait déclaré devant un parterre d’élus UMP à Paris, que

"la réforme de l’Etat, c’est moins de personnels, moins de services, moins d’Etat"

La carte scolaire qui vient annonce certainement une mise en pratique particulièrement saignante de la devise gouvernementale. Aussi, soucieux de préserver les intérêts des élus UMP, le 1er ministre renvoie après les élections les décisions qui pourraient effrayer l’électeur. Votez pour moi ( les yeux fermés), je ferai le reste. Cette décisison est inacceptable, pour le débat démocratique, pour l’école , les personnels enseignants et administratifs qui vont subir les contraintes d’un calendrier resserré pour les opérations du mouvement et les régressions envisagéees. C’est toujours dans les détails...

Le SNUipp exige de l’Inspecteur d’Académie que les opérations de carte scolaire respecte le calendrier ordinaire, en toute transparence !!

Le SNUipp-FSU dénonce cette utilisation partisane du service public au détriment du fonctionnement des écoles et des droits des personnels. Il exige que les procédures et les échéances ordinaires soient respectées en toute transparence.

Nous interpellerons le Recteur le 10 décembre lors du Comité technique paritaire académique sur cette question.

Une action nationale est nécessaire face au cynisme de ce Gouvernement.

Et n’en doutons pas, dès lors qu’il y aura une fermeture de classe dans leur commune, nous verrons les maires UMP venir crier au scandale alors qu’ils ont voté le budget de régression.


Conséquence : un mouvement des personnels impossible

Le ministère, voulant minimiser les conséquences du report des CTPD après les municipales utilisera sans doute l’argument du "peu d’effet" de cette mesure sur le mouvement des personnels.

On ne peut pas laisser croire que dans la majorité des départements, le fait de repousser le CTPD après les municipales n’aura pas d’incidences sur les opérations du mouvement.

Celles-ci sont étroitement liées à la carte scolaire. Reculer la date du CTPD, c’est repousser forcément le mouvement.

Dans les Alpes- Maritimes, la tenue du CTPD début février permet d’avoir les résultats de la 1ère phase du mouvement mi mai (le 18 mai l’an dernier), d’enchaîner sur la 2ème puis sur la 3ème avant la fin de l’année scolaire.

Les collègues concernés par les affectations à titre provisoire des phases 2 et 3 peuvent prendre contact avec les écoles où ils sont nommés, les collègues avec lesquels ils vont travailler.

Si le CTPD est repoussé après les élections donc au mieux le 17 mars, ce sont 6 semaines de retard qui devront être comblées.

Il apparaît que, même en accélérant le rythme, certains délais restent incompressibles :

- 15 jours à 3 semaines de travail avec la DOS, après le CTP, afin d’établir la liste des postes publiés.

- 15 jours d’ouverture du serveur SIAM pour la saisie des voeux

- 10 jours au moins : réception du récépissé envoyé par la DIPE aux collègues participants, retour à l’IA des accusés de réception, indispensables pour un contrôle des opérations, aussi bien par l’administration que par nous, représentants des personnels.

- 4 à 5 semaines, compte-tenu du fait que ces semaines sont celles du mois de mai..., pour les essentiels contrôles (enseignants en poste spé, IMF, barèmes, priorité...).

Ceci nous mène en juin, plus près du 10 que du 1er.

Comment imaginer que le reste des opérations "tiendra" dans les 2 semaines restantes ?

Pour ces 2ème et 3ème phases, ce sont essentiellement des postes "fractionnés" qui sont publiés et les quelques postes entiers restés vacants. Or la mise en place de la NGM percuterait elle aussi le calendrier. Une opération supplémentaire devrait avoir lieu, gérée par la DOS, la création de postes provisoires, ouverts pour l’année, correspondant aux rompus de temps partiels.

Nombre de collègues ne connaitront pas leur affectation avant les vacances.

 

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