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6 juin 2007

Réuni en congrès le Snuipp-FSU veut promouvoir la "rupture" en matière de politique éducative

Le SNUIPP-FSU veut promouvoir la "rupture" en matière de politique éducative, déclare Gilles Moindrot, cosecrétaire général de l’organisation syndicale du premier degré en ouverture de son 7ème congrès à Nevers (Nièvre) du 5 au 8 juin 2007. Faisant le constat d’une politique éducative "réactionnaire", "méprisante" voire "dangereuse", Gilles Moindrot souhaite que ce congrès définisse des propositions destinées "à transformer l’école". "Le ministre devra compter avec nous", affirme-t-il.

Dès lors, dans son intervention, le cosecrétaire général recense les propositions du SNUIPP pour transformer l’école. Ainsi, plaide-t-il pour que les écoles "qui concentrent le plus grand nombre de difficultés bénéficient de mesures prioritaires", soulignant au passage que "ce qui produit des résultats dans les secteurs difficiles est riche d’enseignements pour tout le système éducatif".

REVOIR LE TEMPS DE SERVICE

Gilles Moindrot pose également la question du développement du travail en équipe dont le corollaire est selon lui, la question du temps de travail. "Le volontariat atteint ses limites", souligne le syndicaliste, selon qui, "il est indispensable d’attribuer plus de maîtres que de classes". Il demande des décisions institutionnelles "afin de pouvoir alterner travail en ’groupe classe’ et en petits groupes et de mieux prendre en charge les élèves en difficulté". Le SNUIPP promeut donc une modification du temps de travail pour les professeurs des écoles, fixé aujourd’hui à 27 heures par semaine. Il revendique 24 heures devant les élèves et 3 heures de concertation et de travail en équipe contre 26 heures et une heure actuellement.

Le développement de la formation constitue une autre des revendications du SNUIPP. Déplorant qu’elle soit actuellement réduite "à une peau de chagrin", Gilles Moindrot fait de la formation initiale ou continue un "levier puissant" de transformation de l’école. Le rapport aux familles ou la question de l’évaluation devraient être, estime-t-il, beaucoup plus travaillés en formation.

QUID DU SERVICE MINIMUM DANS LES ÉCOLES ?

Pour le syndicat du premier degré, ces questions posent nécessairement celle des moyens. Et de souligner l’augmentation des effectifs par classe depuis 2000. Entre 2002 et 2007, le syndicat estime que le nombre de postes créés dans le premier degré a été trop faible au regard de l’évolution des effectifs (+184 901 élèves pour 4 101 postes).

L’élection de Nicolas Sarkozy a installé "un contexte nouveau", analyse encore Gilles Moindrot. Plusieurs mesures comme l’instauration d’un service minimum ou la suppression programmée de la carte scolaire interpellent le syndicat. Ainsi, celui-ci s’interroge sur le service minimum dans les écoles alors qu’il est aujourd’hui possible pour les municipalités d’assurer un service d’accueil en temps de grève. "S’agit-il d’imposer réellement ce dispositif ? De limiter le droit de grève des enseignants des écoles ?", interroge Gilles Moindrot, qui entend poser la question à Nicolas Sarkozy lors de la rencontre programmée le 11 juin prochain entre les représentants des personnels et le nouveau président.

EVS : VERS UNE CIRCULAIRE INTERMINISTÉRIELLE ?

Bien que la réforme de la carte scolaire concerne essentiellement le second degré, Gilles Moindrot s’inquiète des répercussions "à terme" sur l’école. "Nous sommes convaincus qu’il n’y a pas de solution véritable sans réduction des inégalités territoriales. La question n’est pas tant de permettre aux meilleurs d’avoir le choix de leur école, mais de faire en sorte que chaque école assure les conditions à chaque élève de réussir sa scolarité." Sur des questions qui concernent plus spécifiquement le premier degré, le SNUIPP réaffirme "avec force" ses revendications. Il demande ainsi la levée de toutes les sanctions contre les directeurs d’école en grève administrative. Pour les EVS (emplois vie scolaire), le syndicat demande la reconduction de leur contrat. Selon Gilles Moindrot, une circulaire interministérielle serait sur le point d’être publiée pour une reconduction des emplois et des personnels.

Enfin, le cosecrétaire général du SNUIPP demande que les enseignants du premier degré prennent toute leur place dans la concertation portant sur la revalorisation de la condition enseignante que Xavier Darcos souhaite initier à l’automne.

Un petit coucou amical à la délégation du SNUipp des Alpes-Maritimes ( 7 collègues) qui participe à ce congrès national.

 

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