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21 mars 2007

Scolarisation des enfants handicapés :

le SNUIPP-FSU demande plus d’accompagnement

"Je crains que la loi du 11 février 2005, qui contient vraiment des améliorations pour l’école en général, ne connaisse le même sort que la loi de 1989 à cause du manque de moyens pour sa mise en œuvre. Sur l’accompagnement, sur la prise en charge par la santé publique d’un certain nombre de soins, il faut rester vigilant", déclare Thierry Samzun, IEN (inspecteur de l’éducation nationale) ASH (adaptation scolaire et scolarisation des élèves handicapés) en Gironde, ce mardi 20 mars 2007. C’est l’un des intervenants au colloque du SNUIPP-FSU sur la scolarisation des élèves en situation de handicap organisé à Paris. Quelque 104 000 écoliers sont concernés aujourd’hui, contre 60 000 en 1999-2000, soit environ 2 élèves par école.

Deux ans après son entrée en vigueur, les conditions d’application de la loi du 11 février 2005 dans les écoles sont "très inégales", constate Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUIPP. Pour mieux accompagner les élèves handicapés, le syndicat réclame au moins 9 000 AVS (assistants de vie scolaire), contre 6 000 aujourd’hui, auxquels ont été ajoutés 2 000 EVS (emplois vie scolaire). "Quand les AVS manquent et que leur formation laisse à désirer, il y a quelque chose qui manque au rendez-vous", estime Jean-Marie Schléret, président du CNCPH (conseil national consultatif des personnes handicapées).

FORMATION

Le degré de formation de ces personnels varie selon les départements, puisqu’il n’existe pas de fonds dédiés, précise l’IEN de Gironde, qui déplore la précarité des EVS, recrutés sur des contrats de 6 mois. La formation des enseignants est également jugée insuffisante. "Les enseignants connaissant mal le handicap, ne savent pas quelles sont les possibilités pédagogiques à mettre en œuvre et ne connaissent pas le dispositif d’accompagnement prévu par la loi." Autre difficulté pointée par les participants, l’inégale mise en place des MDPH (maisons départementales du handicap), certaines venant à peine de se constituer. Thierry Samzun constate également une "lenteur des procédures", notamment pour la première attribution d’un AVS en maternelle. "Il arrive souvent un an après la première rentrée de l’enfant", témoigne l’IEN.

Autre débat soulevé par les participants, celui d’une délimitation claire entre élèves handicapés et élèves en grande difficulté scolaire. Avant la loi du 11 février 2005, la séparation était moins nette, explique Gilles Moindrot, et ces élèves pouvaient être scolarisés dans les mêmes classes. Un mélange défendu par Cornélia Schneider, doctorante à l’université Paris-V, spécialisée dans la comparaison entre l’intégration scolaire des enfants handicapés en France et en Allemagne. Ainsi, dans les écoles primaires de Cologne (Allemagne), élèves en difficulté, issus de milieux défavorisés et handicapés sont considérés comme des élèves "à besoins particuliers" et sont scolarisés dans des classes "ordinaires", qui bénéficient à la fois d’un enseignant et d’un enseignant spécialisé.

 

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