www.snuipp.fr

SNUipp-FSU Alpes-Maritimes

Vous êtes actuellement : Début de carrière 

fontsizeup fontsizedown {id_article} impression s'abonner  à la rubrique {} syndiquer le forum
2 février 2005

Réforme des IUFM : la formation est un investissement, non un coût !

Les projets ministériels dévoilés en mars 2003 avaient provoqué, sur fond de démagogie et d’économies budgétaires, l’indignation et de multiples réactions d’inquiétude dans tous les IUFM. Une motion des élus FSU avait été d’ailleurs déposée lors d’un CA de l’IUFM et une pétition diffusée. Les hypothèses travaillées reviennent à rompre avec le projet qui était à l’origine de la création des IUFM. Elles privilégient la formation sur le tas par l’augmentation du stage en responsabilité et risquent de transformer les IUFM en coquille vide, faisant fi d’une véritable formation professionnelle, prenant en compte l’évolution du métier enseignant dans tous ses aspects.

Ce rapport sur les IUFM est carencé et, sur certains points, inacceptable. On ne peut que partager le diagnostic sur les besoins futurs en enseignants, sur la pénurie qui s’annonce : quid alors d’une augmentation significative du nombre de places aux concours ? Quid de l’urgence de pré recrutements, de la nécessité de prévoir les nombreux départs à la retraite prévus dans les prochaines années ? Les lacunes du rapport sont édifiantes sur ce thème.

Un certain nombre de mesures ne sont pas très novatrices, comme l’idée d’étaler la formation sur deux ans et, au-delà, sur la carrière. Mais les propositions faites aujourd’hui ne peuvent nous satisfaire : en occultant une journée par semaine, la formation à l’IUFM est réduite à une peau de chagrin. Les établissements scolaires ne sont pas spontanément et également formateurs : c’est oublier aussi que la charge de travail de nos collègues au quotidien est déjà bien lourde.

L’allongement du stage en 2ème année ne peut être une réponse : il s’agit de travailler plutôt à créer les conditions institutionnelles et pédagogiques d’une meilleure articulation entre les périodes de stages et les périodes à l’IUFM avec, en complément, une entrée progressive dans le métier en dégageant du temps, lors de la première année d’exercice. Les stages n’ont de valeur formative qu’accompagnés d’une réflexion sur les situations de travail, les pré-supposés théoriques.

De même, les inquiétudes sont grandes quant à la mise en place effective et efficace d’une formation d’accompagnement des sortants.

La place et le rôle du mémoire professionnel doivent pouvoir être consolidés, comme pour toutes les formations de niveau BAC+ 5, permettant l’approfondissement d’une question professionnelle.Répondre aux attentes des stagiaires, individualiser les parcours de formation, tout le monde ne peut que s’accorder sur de tels objectifs.

Mais, il ne faudrait pas passer sous silence le nombre insuffisant de formateurs dans les IUFM, le manque d’enseignants-chercheurs, la nécessité d’un réexamen de la situation des PEMF et des conseillers pédagogiques afin de garantir des équipes de formateurs pluricatégorielles capables de mener à bien l’ensemble des tâches qui leur sont dévolues. Enfin, s’agissant de la formation continue, c’est un chantier à ouvrir dans sa globalité, en lien notamment avec les absences de moyens en crédits et de remplacements, et les offres de formation incitatives.

Pour la FSU, les besoins en formation initiale et continue des années qui viennent sont tels qu’il ne peut y être répondus à moyens constants.

Une réforme des IUFM se pose afin d’oeuvrer à des améliorations nécessaires : la FSU et ses syndicats sont porteurs de propositions garantissant une formation ambitieuse et de qualité. Mais cela ne doit pas se traduire par des régressions qui mettraient en cause notamment le projet créateur des IUFM qui considère la formation de tous les professeurs comme relevant d‘une véritable formation professionnelle.

Parce qu’ils sont conscients de la nécessité de faire évoluer les dispositifs de formation dans l’IUFM, parce qu’il y a certes des choses à améliorer, les élus FSU sauront affirmer leur attachement à une formation ambitieuse et refuseront tout retour en arrière. L’ouverture de négociations serait la bienvenue... mais quand on connaît les méthodes gouvernementales actuelles, la partie risque d‘être acharnée...

Sylvie Curti, Emeric Lavitola

 

70 visiteurs en ce moment

*Top

SNUipp 06 : 34 avenue du Docteur Menard - 06000 NICE

Tel : 04.92.00.02.00

Fax : 04.93.35.75.52

Email : Ecrire au SNUipp 06

site : http://06.snuipp.fr


©Copyright 2006 - SNUipp-FSU Alpes-Maritimes, tous droits réservés.