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29 janvier 2007

Déclaration liminaire du SNUipp au CTPD du 29 janvier 2007

La dernière période à travers laquelle la profession a pourtant envoyée des messages clairs au ministre, se traduit par des annonces catastrophiques pour le système éducatif. L’exaspération est très vive chez l’ensemble des personnels de l’Education face à un Ministre complètement sourd aux revendications et adepte du « non dialogue social ».Le rapport l’Inspection Générale sur la lecture se conclut par ces mots : « les dernières semaines ont créé chez les parents comme chez les maitres un trouble préjudiciable à un bon fonctionnement de l’école ». Après l’expérience du débat sur la lecture, on ne peut que se demander si la technique employée n’est pas la même. A savoir : je mets un sujet polémique (grammaire, calcul mental, mathématiques...) en avant et je continue dans le même temps mon travail de casse des services publics. Pour le SNUipp cela ne peut plus durer.

Les sanctions scandaleuses contre les directeurs en grève administrative par exemple sont clairement une atteinte au droit syndical que nous ne pouvons accepter. Le fonctionnement des écoles est quotidiennement assuré par les directrices et les directeurs dont les charges ne cessent de croître au rythme des réformes.

L’objectif du gouvernement est de casser le mouvement de blocage administratif pour pouvoir mettre en place le décret relatif aux EPEP dans lequel les écoles seraient mises sous tutelle des collectivités locales. Nous demandons au ministère le retrait sans condition de ce décret et d’ouvrir de véritables négociations sur la direction d’école.

Ce dont les écoles ont besoin, ce n’est pas de directeurs sanctionnés, mais de temps et de moyens financiers pour faire face à l’alourdissement sans cesse croissant des responsabilités et de la charge de travail. La solidarité dans la profession est totale comme en témoigne les milliers de signatures remises le 24 janvier au Recteur.

Le SNUipp continue le combat sur ce dossier.

Ainsi après la montée à Paris de 1000 directrices et directeurs d’école, la grève le 18 décembre dans le second degré, la manifestation du 20 janvier organisée par la FSU avec 25 à 30 000 manifestants comme réponse aux propos méprisants du Ministre envers nos métiers et aux suppressions massives de postes, celui-ci reste enfermé dans ses certitudes.

Le ministère vient de donner la répartition des 459 emplois sur les 500 (41 emplois restent en réserve pour la rentrée) créés pour répondre aux augmentations d’effectifs : 24 000 élèves supplémentaires sont prévus à la rentrée 2007 dans le premier degré.

Cette dotation signe une nouvelle détérioration du rapport global entre le nombre d’enseignants et les effectifs.

Les écoles seront encore en difficulté pour répondre à l’amélioration des apprentissages et aux missions qui leur incombent toujours plus comme la scolarisation des élèves handicapés, les PPRE... , missions qui nécessitent d’autres mesures que les éternels "redéploiements".

Par ailleurs la suppression de 300 intervenants extérieurs en langue (8 pour l’Académie) réduit d’autant les moyens d’enseignement mis à disposition des écoles.

Enfin la diminution annoncée des effectifs en maternelle est aussi liée au recul de la scolarisation des 2 ans.

Mais les exhortations ministérielles pour une amélioration qualitative (maintien du service public dans les zones rurales, réussite des élèves issus des catégories sociales les plus défavorisées...) risquent d’être vaines dans ces conditions. La circulaire de rentrée du Ministre martèle les mots de performance et d’évaluation. Nous lui rappelons que l’école malgré les attaques multiples reste le service public le plus apprécié des français.

Dans l’Académie de Nice le ministère applique le même remède : 16 postes en moins pour les deux départements de l’académie. Avec moins 16 postes dans les écoles maternelles et élémentaires les Alpes- Maritimes paient un lourd tribut aux erreurs de prévisions par rapport au constat de rentrée. Alors que le recul du nombre d’élèves scolarisés dans nos écoles (-818 élèves) n’est pas significatif, un peu plus d’un élève par école, les Alpes-Maritimes se voient ponctionner de 16 postes.

Et la solidarité n’en déplaise au Recteur, n’est pas d’accepter un redéploiement au sein de l’Académie . La véritable solidarité aurait été de donner les moyens au service public de fonctionner. Nous refusons de nous laisser enfermer dans cette logique académique de réequilibrage des P/E sinon pendant des années les AM risquent de payer le prix fort d’une erreur de prévision de mille élèves à la rentrée 2004. Pour les travaux de ce jour, nous allons défendre pied à pied les situations des écoles qui ont contacté massivement le SNUipp sur la base des seuils actées les années précédentes.

Quid des conditions de scolarisation des maternelles, de la prise en charge des enfants en difficultés, du fonctionnement des écoles et de l’amélioration des conditions de travail des directeurs et des directrices ? Quel avenir pour les ZEP alors que la circulaire de rentrée 2007 laisse apparaître la disparition à terme d’un grand nombre d’entre elles ? Quel bilan des réseaux « Ambition réussite » et par exemple l’aberration de ne pas y voir figurer l’école de St Charles à Nice peut- être la plus difficile du département par décision rectorale.

Pour ne rien vous cacher Monsieur l’Inspecteur d’Académie, le SNUipp a failli ne pas siéger aujourd’hui. En effet, si nous avions bien reçu les documents de travail pour le groupe « écoles », il est tout à fait anormal que Vendredi soir dernier vers 17 heures, nous recevions un additif relatif aux postes fléchés ainsi qu’aux postes d’Imf, alors que ces questions n’ont pas été abordées en groupe de travail.

Nous ne comprenons pas ce manque de concertation et de transparence : sur les postes fléchés, le Ministre annonce une couverture par les Pe de 74% nationalement, retire 8 moyens d’enseignement et vous nous annoncez 50 nouveaux postes fléchés alors même que dans votre circulaire « stage filé-langue vivante », votre objectif était d’aller vers moins de postes fléchés . Se pose également la dérèglementation accrue du mouvement des personnels.

Pour les postes d’Imf, nous avons été surpris d’être alertés par le Directeur de Cimiez Application de la mesure qui le touchait ... alors même que nous n’avions pas de documents. Là aussi pas de concertation.

D’autres chiffres édifiants :

Personnels médicaux : toujours insuffisant. La dotation positive en médecin scolaire (+1) et en infirmières (+ 9) ne peut masquer le déficit en personnels de santé et sociaux dans notre académie. L’effort doit être largement amplifié pour assurer un véritable suivi de nos élèves et des personnels, surtout depuis la mise en place de la loi de février 2005

Personnels administratifs : sombre tableau. Au niveau des personnels administratifs, le ministère classe lui-même notre académie à une peu glorieuse 28ème position... et décide contre toute attente de supprimer 5 emplois .

Tous ces choix budgétaires et éducatifs tournent le dos aux besoins réels de l’école, et hypothèquent l’avenir de la jeunesse et de la nation. Quant à nous, nous décrétons l’état d’urgence pour l’École et exigeons une rentrée 2007 placée sous le signe de l’ambition et pour une autre politique éducative pour le pays ! C’est tout le sens de la mobilisation de grande ampleur avec la grève du 8 Février qui incluera les questions éducatives.

 

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